Goujet, Mémoire sur le Collège royal
qui nous donne ces détails cile une pièce de vers composée pour célébrer son élévation au rectorat, par un de ses amis, Théodore Marcile, qui fut aussi professeur au collège d'HARCouRT, à celte époque, et, plus tard, professeur au Collège royal (1602-1617) ' :
Ver an ni redit, ac tel lus aperitur Aprili,
Menses an te alios quem Cytherea colit. Sic laetuin rénovât tibi ver, Academia, et annum
Ter felici aperit sidère Daurilius.
Quem nu ne, ut meritus, Rcctoria purpura vestit ;
Purpura, qua nunquam clarior ulla fuit.
Talibus ex hume ri s nam iuce augetur et auget :
Vir decus hic vesti, vestis ut ipsa viro est. Ter felix tali Rectore Academia, tali
Rector item felix auctior imperio.
Plaudite felices quibus est Academia mater,
Plangite quos illa ut saeva noverca fugit. Aurca felici remeabunt alite saecla :
Dis odio et terris ferrea turba Taie, Daurilius rosea perfundens omnia luce,
Litigiis major, major et invidia est s.
Toutefois nos factums nous apprennent que Marguerin de la Bigne laissa, comme Quittebeuf, le collège à l'abandon. « Les boursiers, y est-il dit, entreprirent, sous le temps « de la Bigne, durant les grandes confusions du royaume à « raison des guerres civiles, de recevoir les comptes et dis- « poser des biens du collège à leur profil, selon leur fan- « laisie... Du 29 novembre 1586 au 10 avril 1599, il n'y a « eu que confusions et désordres dans le collège, et on ne « voit aucun compte réglé ni rendu avec ordre, et le peu de « boursiers théologiens qui restaient s'étaient emparés des « revenus du collège et de son administration, ou parce que « le proviseur était absent, ou parce qu'il n'y avait aucun « ordre ni discipline3 ». Notons cependant deux fondations à cette époque, celle des deux frères Jacques et Guillaume Rondin, boursiers du collège, en 1580, et celle de Nicolas