Bib. de la Sorb., U. 132, «n° 7, p. 44. e* au
-le temps fixé par les statuts, qui possédaient des bénéfices suffisants pouf vivre, ou qui étaient incapables de conquérir leurs grades théologiques. Il supprima aussi les principaux à louage, et, pour l'aider à réorganiser et diriger la maison, il s'adjoignit successivement, comme principaux, Romain du Feu, Adrien Behotte, Jean Guenon, Jean Auber, Jean -Grangïer; qui tous ont dû être des hommes remarquables, d'après ce que nous savons pour plusieurs d'entre eux. Il fit également choix de régents distingués, tels que Boujonnier, Bourbon, Frey, Guêrin, Liénart, Padet, Petit-Pied, Quintaine, de Rouen, Tarin, Valons, dont nous retrouvons les noms parmi les professeurs célèbres de l'époque. Grâce à ces heureuses recrues, les pensionnaires ne tardèrent pas à affluer au collège d'HAitcouRT, et le proviseur Turgot put alors donner suite à une autre réforme qu'il méditait. Il s'agissait de faire revivre « l'ancienne coutume de nourrir les pensionnaires en commun, prescrite par les statuts de l'Université et par les arrêts du Parlement, qui ordonnent expressément qu'ils "soient tenus et nourris par le supérieur de chaque collège, et il marque l'arrêt de 1577, qui porte en termes formeîsque les principaux et supérieurs nourriront les pensionnaires elles régents i » . Comme il avait supprimé les principaux à louage, "il affranchit les régents, auxquels il assura des honoraires convenables, de l'embarras d'avoir à s'occuper du ménage, et de la nourriture des pensionnaires, ainsi qu'on le pratiquait à cette époque. Les noms de quelques-uns de ces pensionnaires ^qiri nous sont parvenus prouvent, par leur notabilité, la •bonne réputation dont jouissait le collège, car ils s'appellent les trois frères de Thou, sans doute les fils du fameux historien, François-Auguste de Thou, l'aîné, qui succomba dans le procès de Cinq-Mars, et ses deux frères Achille- Auguste de Thou, qui fut conseiller au Parlement de Bretagne et Jacques-Auguste de Thou, baron de Meslay, qui Lpevint président aux enquêtes du Parlement de Paris*.