Ibid., p
dant ce temps la restauration des bâtiments qu'il avait entreprise.
Toutefois les préoccupations de sa charge de proviseur n'empêchaient pas H0 Turgot de soutenir les intérêts de l'Université, quand il les croyait menacés. En 1617, en sa qualité de censeur de la Faculté des arts, il fit réprimer un abus qui s'était introduit dans les classes de philosophie. Les régents de ces classes cessaient leurs leçons au mois d'août, bien avant l'époque des vacances qui ne commençaient à cette époque qu'après le 15. Il fallut menacer de révocation et de radiation même du corps uaitersitaire les délinquante pour les obliger à continuer leurs classes.
Mais Turgot était encore plus vigilant à regardées rivaux de l'enseignement universitaire. C'est ainsi <que, chargé de rédiger les Cahiers des Nations et des FtcuUés, qui devaient exprimer leurs vœux aux États généraux de 1614, il fit une violente sortie contre les Jésuites. Ceux-oi aspiraient alors à reprendre dans renseignement la place qu'ils occupaient avant leur expulsion sous Henri 17, et, afin de les écarter, Turgot les représente « comme une société nouvelle, étrangère à la France, notoirement connue pour avoir des intelligences avec les ennemis de notre pays, et s'a i dant de l'influence qu'elle acquérait au moyen de l'éducation pour préparer les esprits à la révolte contre les princes légitimes et à la guerre civile1 . »
Mais ce qu'il y eut de plus curieux dans la harangue de Turgot, comme le remarque M. Douarche*, c'est qu'il demaudait la sécularisation complète de l'enseignement pour soustraire la jeunesse au contact et à l'influence des congrégations religieuses. « Comme il est peu convenable, dit « Turgot, que l'institution de la jeunesse par laquelle elle « est rendue capable du maniement des affaires publiques et « séculières, soit commise à personne d'autre profession que • séculière, comme l'institution des personnes régulières a