Ch. Jourdain, Bis t. de VUniv
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voulu admettre à ses examens. Les Jésuites s'en plaignirent au roi et demandèrent de nouveau leur incorporation dans l'Université. Ils réussirent à se faire écoutera la cour, et pour empêcher une décision favorable à leur supplique, l'Université fit répandre des libelles contre leur compagnie, en même temps qu'elle agissait à Rome, afin de s'assurer la protection du Saint-Siège. C'était, comme l'observe Ch. Jourdain, le renversement des rôles, car les Jésuites s'adressaient au roi dont ils avaient méconnu l'autorité, et l'Université en appelait au pape qu'elle accusait d'empiéter sur le domaine de la puissance temporelle. La lutte fut si vive qu'elle se fît sentir jusque dans les exercices littéraires. Au collège d'HARcouirr, en particulier, la querelle des Jésuites et de l'Université servit de thème à une déclamation récitée publiquement par les élèves et qui se terminait par une sentence en règle contre la compagnie de Jésus.1.
Les statuts du collège interdisaient au proviseur de cumuler ses fonctions avec une cure ou un bénéfice, mais non d'être pourvu d'un office ecclésiastique qui n'emportait pas charge d'âmes. C'est ainsi que P. Padet fut investi, en 1631, par l'archevêque de Lyon, Louis du Plessis de Richelieu, qui en était supérieur, de la desservance de la chapelle d'ÉzAN ville, dépendant du prieuré de Saint-Martin-des- Champs. Le prieur nomma de son côté un autre titulaire; de là compétition et procès devant le conseil du roi qui confirma, en 1653, la nomination de Padet*.
C'est M* Padet qui organisa la communauté des jeunes pensionnaires» admis à recevoir l'enseignement classique au collège et reconstruisit une partie de ses bâtiments.
Au sujet de la communauté des pensionnaires, nous apprenons par nos factums, que 6. Turgot avait cherché à l'organiser, mais c'est son successeur qui l'institua définitivement en 1642. Auparavant les pensionnaires du collège étaient placés sous plusieurs directions indépendantes : une partie