Acta et décréta Nat. Norman., t. I, p
en l'assurant de tout le plaisir que cette démarche causait à son Éminence4.
En 1721, Dagoumer est encore l'oracle de la Nation de Normandie, qui lui demande un rapport sur les changements que Ton voulait alors introduire dans les statuts de la Faculté des Arts. Il présenta, en eflet, à la compagnie plusieurs mémoires, qui furent approuvés ; mais l'agitation que causaient alors les disputes religieuses soulevées par la bulle Unigenitus empêcha de leur donner suite. On voulait aussi obliger les principaux et les régents des collèges à exiger une plus grande assiduité de la part des étudiants en philosophie qui étaient externes. 11 parait que cette mesure était surtout dirigée contre certains jeunes clercs du séminaire de Saint-Sulpice, qui, pour obtenir les cerliiicats nécessaires à l'obtention des grades, donnaient leurs noms dans les collèges de l'Université, mais se dispensaient d'en fréquenter les classes. Le rigide syndic Pourchot, en 1716, avait dénoncé avec véhémence cet abus, qu'il regardait comme une fraude honteuse pour des aspirants au sacerdoce2.
En 1723, Dagoumer est de nouveau Recteur de l'Université, et, à ce litre, il est chargé de complimenter le jeune roi Louis XV à Versailles. Il s'en acquitte, au témoignage de Dangeau, avec le plus grand succès'.
En 1725, c'est aussi Dagoumer qui rédige et signe, au nom de l'Université, les actions de grâces rendues par la corporation à l'illustre Rollin, pour l'œuvre si remarquable de son Traité des Études.
Si nous revenons maintenant au collège d'HARcouRT, nous y retrouvons plusieurs solennités intéressantes. *
En 1716, on y recevait un hôte illustre, un jeune prince du sang, Charles de Bourbon-Condé, comte de Charolais, protecteur de la maison1. Aussi les compliments ne font pas