Ch. Jourdain, Hist. de l'Univ., t. II, p
des loyers de deux maisons que le collège possédait près de la Sorbonne. Le proviseur soutenait qu'elles Taisaient partie du domaine intérieur du collège et qu'il avait le droitd'en disposer, tandis que les boursiers voulaient qu'elles fussent de l'extérieur, et qu'on les louât à des particuliers an profit du collège. L'affaire fut portée devant le Parlement et s'arrangea moyennant transaction des deux cotés '.
Si, laissant de côté ces querelles, que nous retrouverons toujours trop tôt, nous considérons la situation de l'enseigne ment au collège d'HAROotiBT, nous voyons qu'il continuait à y prospérer. La philosophie et la rhétorique en formaient lus principaux éléments. A en juger par les cahiers de logique du professeur Le Monnier, qualifié celeberrimum philosophiar profetsorem in Uarcurio, membre de l'Académie des Sciences, qui portent la date du 5 février 1737, nous voyons que les efforts tentés par le proviseur Dagoumer pour rendre cet enseignement plus large et plus indépendant avaient porte leurs fruits. L'auteur ne donne plus à Aristote autant d'importance que ses prédécesseurs : ainsi, après avoir énuméré les divers systèmes de philosophie connus de son temps, ceux de saint Thomas, de Duns Scot, d'Ockam, de Gassendi, de Descartes, il conclut en disant que, tout en respectant ces philosophes, il ne se croit pas obligé d'en suivre aucun servilement, parce que la philosophie procède du raisonnement et non de l'autorité, de la science et non de la Toi humaine, • non auctoritate sed rationibus ttabilieada, non est (ides humana sed tâentia*. ■ Le Monnier compta parmi ses disciples Jean Capperonnier* qui du collège d'HaRcoiiRT