‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 215 sur 355 · Goujet, Uém. sur le Collège Royal · texte numérisé non relu

Goujet, Uém. sur le Collège Royal

passa sous la direction de son oncle Claude Gapperonnier, professeur de littérature grecque au Collège Royal, lui succéda et devint enfin, comme lui, membre de l'Académie des Sciences (1744).

Les élèves de philosophie se fatiguaient d'écrire les cahiers des leçons du professeur, et nous les voyons, à cette époque, demander à en être exempts à cause de leur mauvaise santé et de leur faible poitrine. Sur le certificat du médecin, on les dispense; mais ils sont tenus de présenter quand même une copie du cours, qu'ils faisaient transcrire par une plume complaisante ou vénale. Ainsi la lettre de la loi était sauvegardée1.

Disons maintenant comment la rhétorique était cultivée à Harcourt à propos des concours généraux.

Ce fut, en effet, au temps de M" Asselin, que l'Université inaugura, en 1747, la distribution des prix du Concours général entre les élèves des classes de rhétorique, seconde et troisième des grands collèges. Ce que l'on sait peut-être moins, c'est que cette institution est due aux libéralités d'un chanoine de Notre-Dame-de-Paris, Y abbé Le Gendre, qui laissa une partie de sa fortune pour l'établir. Ce legs fait, en 1744, pour distribuer des prix de prose ou de poésie latine et française à des étudiants es arts de l'Université, par suite de certaines difficultés, ne fut délivré et ne reçut son application qu'en 1747*. Le chanoine Le Gendre fut bientôt imité par d'autres fondateurs, désireux d'encourager les études dans l'Université. Ainsi Charles Coffin, ancien Recteur de l'Université et principal du collège de Dor m ans- Beau vais, Bernard Collot, chanoine de Paris et ancien professeur émérite de l'Université (1758), et J. B. Coignard (1762), instituèrent également des prix pour le concours général.

Nous avons retrouvé dans les papiers conservés au lycée Saint-Louis un extrait des procès-verbaux de la distribution des prix du concours général, depuis son institution en 1747 jusqu'à sa suppression en 1793. On n'y mentionne que les

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