‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 216 sur 355 · Act. et Décret. Nat. Norman. Reg. II, p. 46 verso · texte numérisé non relu

Act. et Décret. Nat. Norman. Reg. II, p. 46 verso

prix de rhétorique, et, dans leur répartition entre les onze collèges de Paris appelés à concourir, sur les 47 prix d'honneur qu'ils se partagent, on en compte 9 à l'avoir du collège d'HAncouRT. 11 vient lui-même au second rang avec le collège des Gbassins, après le collège du Plessis-Sobbonae, qui en avait obtenu 12- Nous avons ajouté les autres classes avec l'aide de la liste complète et peut-être unique des prix du concours général que MM. les bibliothécaires de la Ville de Paris nous ont communiquée à V hôtel Carnavalet1.

Voici le procès-verbal de la première distribution des prix du concours général en 1747 :

Quod Religionî, rei liiterariœ

Totïque adeo Reipublicœ

Félix, faustum, fortunatumque sil;

Anno reparationis salutis humanœ millesimo septingentesimo

Quad rages imo septimo,

Ex quo regnare cœpit Lndovicus XV, trigesimo secundo,

Die vigesima ténia mensis Augusti,

Aima studiorum Parens, primogenica Regum filia

Amplissimo viro D. D. Joanne Cochet Rectore,

In scholis Sorbonicis congregaia,

Ad solennem Prœmiorum Liuerariorum Dîstrihurionem,

Senatus consulto die 8 Martii 1746.

Apud se ex posthuma liberalitate viri clarissimi

D. Ludovici Le Gendre, Ecclesiœ Parisiensis, dum

Viveret; canonicî et succentoris, Institutam.

Post habitam à V. Cl. Petro Fromentin, ex Rectore,

Orationem

Annuente ei présente supremo Senatu,

^thletas suos hoc ordine c

Remuneratur.

Pour ne parler que du prix d'honneur, nous dirons que h premier qu'ail obtenu le collège d'HiBfxnmr date de 1750 cl l'ut remporté par l'élève Louis Ame, de Goctancks. Le deuxÈàBM

1. V. mi Documents annexe* cette pièce intéressante pour notre

de nos prix d'honneur appartient à l'élève Seignelay-Colbert, de Castlehill, originaire d'Ecosse (1754) et deux années de suite, en 1756 el 17-57, le lauréat de nos 3* et 4' prix d'honneur est le jeune François de la Harpe, dont le nom est resté célèbre dans l'histoire de la littérature. Le proviseur Asselin se trouvait bien récompensé de la bienveillance avec laquelle il l'avait recueilli à l'âge de neuf ans pour en faire un boursier d'HARcouitT. En 1747, le lauréat de troisième au concours général pour le collège d'HxRcoi'RT est Hector de Mac-Hahon, Irlandais, un nom célèbre aujourd'hui.

A celte époque, en 1755, les humanités étaient enseignées à Harcourt par Michel Asselin de Vauleceard, el, en 1758, Gardin-Dumeanil y professait la rhétorique ou l'éloquence, comme on ie disait alors. Ce dernier, originaire de Saint- Cvr, près de Valocnes, vint de bonne heure a Paris et se lit remarquer par une connaissance profonde des deux langues grecque et laline. En 1760, il prononçait le discours latin d'apparat au concours général. Après avoir enseigné à Harcourt, il devint proviseur du collège Louis- le-Grand, lors de la suppression des Jésuites, en 1765. Ses Préceptes de Rhétorique el ses Synonymes latins1 sont restés classiques même après la Révolution. C'est a lui que revient le mérite d'avoir préparé les beaux succès qu'obtint le collège cTIIarcourt au concours général pendant les années 1762 ù 1766. Les quatre prix d'honneur de cette période furent remportés par ses élèves Le Tellier, Dupuis, Agier de la Bretonniere et Traiter. Le Tellier appartenait à la famille du chancelier, ministre de Louis XIV. Dupais fut, à son tour, un professeur de rhétorique remarquable el enseigna au Collège Royal, qui est devenu le Collège de. France. Plus tard il sacrifia aux idées révolutionnaires, fil partie des assemblées de la première République el laissa une mémoire entachée de vollainanisme à cause de son ouvrage peu orthodoxe connu sous le titre de Origine de tons (et Cultes. Agier de la Bretonniere se destina à ta magistrature cl y occupa de hautes fonctions. 11

Page 1