‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 232 sur 355 · Bibl. de la Ville de Paris, S · texte numérisé non relu

Bibl. de la Ville de Paris, S

casseries qu'il eut à souffrir de la pari des boursiers4. Il est raconté, dans un document de ce temps, que sa mort, qui eut lieu en 1780, fut avancée par les chagrins qu'elles lui causèrent3. Nous pouvons en juger d'après les attaques dirigées contre sa mémoire par Jean Truffer, prieur des boursiers du collège et professeur de seconde1. Il accusait le défunt d'avoir agi d'une manière despotique, sans respect des règlements, parce qu'il nommait ou faisait nommer qui il voulait aux charges de prieur, de principal et de bibliothécaire, mais surtout parce qu'il n'avait pas supprimé un certain nombre de bourses afin d'augmenter les revenus des grands boursiers. Hais Jean Truffer trouva à qui parler dans la personne du frère du proviseur défunt, Louvel de Valroger, conseiller du Roi et auditeur en la Chambre des Comptes. Celui-ci le traita comme il le méritait, en lui reprochant son ingratitude envers un proviseur qui l'avait comblé de bienfaits, et son esprit d'intrigue et de cabale qui avait abrégé les jours de celui à qui il devait tout. Truffer chercha à se justifier par un Mémoire, que nous avons encore, en déclarant qu'il n'avait agi que dans l'intérêt supérieur de la communauté des boursiers; mais il ne réussit pas à se disculper4. Il devait encore montrer son mauvais esprit sous le successeur de Louvel.

Parmi les professeurs remarquables du collège cTHarcourt à cette époque, nous pouvons citer Gilles Basset des Rosiers, qui y enseigna la philosophie vers 1750, et devint Recteur de l'Université en 1779. C'était un homme aimable, instruit, en relation avec les écrivains les plus renommés,

1. Il ne négligeait cependant rien pour assurer au collège tout le bien-être matériel nécessaire. Ainsi en 1777, il obtient de la Ville une plus abondante concession d'eau, 9 lignes au lieu de 4. Cette eau venait des sources de Rungis et se déversait à la fontaine Saint-Michel, construite dans une ancienne tour des remparts de Philippe le Bel, là où s'ouvre aujourd'hui la rue de Médicis. (V. Topographie du vieux Paris, plan Turgot et nos plans du quartier et du collège.)

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