Arc h. nat. S
dimanche, et nous en avons donné la reproduction en tête de ce chapitre.
Cette même année, les exercices du concours général furent troublés par de graves désordres. Les élèves de rhétorique, mécontents du sujet de composition, qui élail l'éloge de Rollin, refusèrent de composer, brisèrent les bancs, et firent un tel vacarme qu'il fallut lever la séance1. Un souffle de révolte passait à ce moment sur les écoles de l'Université. Le collège d'HARcouirr allait s'en ressentir.
Malgré ses efforts pour améliorer la condition des boursiers, Duval éprouva leurs rigueurs. Il devint l'objet d'une lutte hérol-comique digne d'inspirer le chantre du Lutrin, qui fut, comme nous l'avons rappelé, quelque temps élève dans Ja maison, avant d'aller finir ses études, au collège de
DokHANS-BEAU VAIS .
11 y avait alors parmi les grands boursiers un certain Le Vasseur, qui se plaignait de tout, de la nourriture, des nouvelles bourses établies par le proviseur, de l'assistance aux offices, qu'il traitait d'esclavage, etc. Un caractère si mal fait devait se signaler par quelque bizarrerie. Le proviseur avait choisi à la chapelle une autre stalle que celle qui lui appartenait ordinairement, et en avait prévenu les boursiers, afin qu'elle lui fût réservée. 11 s'y était mis un dimanche, et, comme le lendemain il y avait un service d'obit à la chapelle*, il s'y rendait de nouveau, lorsqu'il trouva la place occupée par Le Vasseur. Le proviseur le prie de choisir une autre stalle. Le Vasseur y consent; mais, à la réunion suivante, il devance le proviseur et prend encore sa stalle. Quand celui-ci arrive, Le Vasseur refuse de la lui céder. « Votre place, la voilà, lui dit-il, en lui montrant celle que le proviseur oecu-