‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 245 sur 355 · Voir le texte latin aux Documents annexes · texte numérisé non relu

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2. A. Franklin, Les anciennes bibliothèques de Paris. 1. 1, p. 368.

3. Arch. nat. M. M. 453. — Bibliothèque Mazarine, Manuscrits, T. 308 et Manuscrits de la Bib. Maz. par M. Mobilier, 1. 1, p. 354. Ce Jean Lefôvre devait être le frère ou le parent d'un autre harcurien, Nicolas Lefèvre, mentionné dans le Car tu lai re de l'Université de Paris sous cette désignation : Nicolaus Fabri, diaconus Bajocensis, magister in artibus et in medicina, regens Parisius ac scolaris in theologia de collegio theologorum de Haricuria, Paris. (Denifle et Châtelain, Chart. Univ. Paris., t. II, p. 161, not. 22. Rotulus de beneficiiSy an. 1349.)

donnés au xv° et au xvie siècle. Robert Cybole, qui fut proviseur cT Ha rcourt de 1455 à 1458, légua à la bibliothèque un manuscrit latin de la Morale d'Aristote; Pierre Richard, chanoine de Troyes, lui donna deux manuscrits De Rébus philosophieis, et Thomas Troucel, chanoine de Paris, une homélie sur la passion de Jourdain de Quedlimbourg*. Hais ces donations sont peu nombreuses. C'est à partir du xvn' siècle qu'elles deviennent importantes, grâce à la munificence des proviseurs du collège.

C'est ainsi que 6. Turgot, comme nous l'avons vu3, donna ses livres au collège par son testament de 1621. Son successeur, P. Padet, agit de la même manière. C'est lui qui fut le véritable organisateur de la bibliothèque d'HARCOURT. En 1645 et 1646, il l'augmenta considérablement comme le mentionne le catalogue1. Par son testament du 15 juin 1657, il laissa au collège une somme considérable, plus de 65000 livres, et il y ajouta « tous les livres, tablettes et ustanciles servans aus- « dits livres, pour estre mis et conservez en la biblioteque ». Il établit une charge de bibliothécaire et ordonna qu'un traitement de soixante livres serait alloué à ce bibliothécaire. Il devait être choisi parmi les boursiers et nommé par le proviseur pour trois ans seulement4. Cette charge de bibliothécaire acquit dans la suite une telle importance, en raison sans doute de celle de la bibliothèque elle-même, que les boursiers disputèrent plusieurs fois aux proviseurs le droit qu'il avait d'y nommer sans les consulter.

Le proviseur Th. Fortin continua, sous ce rapport, les générosités de ses prédécesseurs. Nous trouvons, en effet, dans un règlement général approuvé par le Parlement, en 1703, cette mention significative ;

« Testament dudit Fortin du 6 octobre 4679, par lequel il c donne et lègue aux petits boursiers dudit collège la somme de « cent livres par chacun an, à prendre sur celle de trois cents

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