‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 244 sur 355 · Y. de Mônorval, Hist. du Lycée Charlemagne · texte numérisé non relu

Y. de Mônorval, Hist. du Lycée Charlemagne

aux artistes, et, tous les ans, dans la première semaine de carême, on représentera lesdits objets devant le Proviseur, le Prieur, le Procureur, les théologiens de la maison, et on les comparera à l'inventaire qui en aura été fait. S'il manque quelque chose on en fera une recherche exacte, et si l'on fait quelque nouvelle acquisition elle sera fidèlement portée sur l'inventaire '. *

Au sujet de ces acquisitions nouvelles, voici ce qui est dit :

Art. lxii. « Tout artiste qui aura entendu parler d'un livre devra se renseigner pour F indiquer au Principal de la maison. »

Ces textes ne permettent pas de douter qu'il n'y ait eu dès l'origine du collège, des livres appartenant à la maison et mi3 à la disposition des boursiers. C'est ce qui résulte encore des manuscrits mentionnés par le catalogue que nous décrirons tout à l'heure.

Celle bibliothèque, comme le remarque M. A. Franklin*, s'enrichit assez vite par de nombreuses donations. La plus ancienne que nous connaissions provient, dit-il, d'un chantre (chanoine) de l'église de Bayeux, nommé Jean Lefôvre. On lit, en effet, à la fin d'un manuscrit in-folio (xv* siècle) des Sermons de saint Bernard, la note suivante : Hoc volumen beati Bernardi legavit librarie collegii Harcurie, bone memorte defunctus magisler Johannes Fabri, Baiocensis sue' centor. Anima ipsius requiescat inpacem (sic), amen1.

M. Franklin ajoute que c'est le seul souvenir qu'il ait pu recueillir des libéralités qui durent être faites à cette bibliothèque du xive au xvue siècle. Nous avons trouvé cependant au catalogue qualreautres mentions de manuscrits qui ont été

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