‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 249 sur 355 · Arch. nat., carton F · texte numérisé non relu

Arch. nat., carton F

déparlement de la Seine, en présence des citoyens Beurnere et Laire, commissaires ad hoc du comité civil de la section du Théâtre Français, formant, tant en in-4°, in -8" et in-12, 950 volumes ■ .

Enfin il est question du transport des livres du collège d'HARcoDHT au dépôt de la rue de l'Ecole de ganté, < à nous remis parle citoyen Alligre, en présence des commissaires cydessus, formant tant en in-f", în-4° et in-12, 2 800 volumes. •

Si nous observons que dans le catalogue du collège on mentionne un grand nombre de recueils composés de divers

opuscules, on est bien près d'être d'accord avec ce dernier chiffre, mais on ne peut aller jusqu'à 5 000.

Quant a l'estampille des livres du collège d'HutcocRï on n'en connaît pas de particulière. Les inscriptions même sont rares sur les ouvrages qui proviennent de la bibliothèqne de cette maison et M. Franklin n'en cite qu'une seule qu'il a vue en tôle d'un ancien manuscrit : Pro vrnfiumu collecio iIarcurii. Elle semble plutôt mentionner un don qu'un titre de propriété.

En revanche, il ajoute que le collège possédait deux fers, reproduisant tous deux les armes des fondateurs du collège

Petit fer dts reliures.

d'HABcotiRT : de gueules à deux fasces d'or et qu'un grand nombre de volumes portent sur les plats. Nous avons retrouvé la plus grande de ces marques de forme ovale [\. page 457] sur le Registre des Prieurs du collège conservé aux Archives nationales, et il parait qu'elle figurait aussi sur tous les ouvrages donnés en prix aux élèves, accompagnée parfois des lettres H. C. entrelacées et frappées sur le dos du volume entre chaque nerf.

La plus petite et la moins fréquente que nous ne connais-

sions pas, porte les mêmes armes en forme ovale aussi, entourées de l'inscription :

Collegium Harcurianum, 1280

et cantonnées de chaque côté d'une palme1. Nous la reproduisons avec l'autorisation de M. Franklin.

Que devinrent les livres du collège d'HARCOURT? c'est ce que nous n'avons pu savoir d'une manière bien exacte. Il est certain cependant qu'ils furent dispersés dans les bibliothèques publiques de Paris organisées après la Révolution. On en trouve quelques-uns à la Nationale, à la Mazarine, à Sainte-Geneviève, aux Archives, et aussi à l'Arsenal, ainsi que nous avons pu le constater au cours de ce résumé.

Reste à mentionner la situation matérielle de notre collège au moment de la Révolution. On trouvera aux documents annexes le relevé de l'état du personnel et des revenus dressé en 1793, sur l'ordre de la municipalité de Paris.

Ces pièces sont importantes parce qu'elles nous donnent la situation exacte des fonctionnaires et des ressources de la maison à cette époque. On y voit que l'ancien proviseur Duval recevait une pension de retraite, et on y mentionne, outre le proviseur Nicolas Daireaux, les sous-principaux Charles Daireaux et Jacques Lécrivain, les professeurs Coutures, Guéroult, Truffer, Leseigneur qui est aussi procureur, Vasse, Gardin et Lhermitte. Louis Cosme est prieur, Lefébure, bibliothécaire, et il y a deux maîtres de quartier ou surveillants, Garnier et Mangin, enfin deux chapelains et un sacristain. Des cinquante-deux bourses, six sont vacantes et douze boursiers sont absents. Cette pièce est signée du proviseur Daireaux.

Une autre pièce datée de 1794 contient l'évaluation des revenus du collège, faite sur les immeubles du département de la Seine seulement. Ils atteignaient 39 774 livres 10 sous. Cette pièce est signée du procureur Leseigneur1.

1. Y. A. Franklin, Les Anciennes Bibliothèques de Paris, t. I. p. 370.

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