Y. cette pièce aux Documents annexes
Le catalogue qui est conservé aux Archives nationales fut paraphé ne varictur, le 2 mars 1727, par Luquard, le bibliothécaire de cette époque. Nous connaissons encore le nom du sieur Colas qui occupa celte charge en 1780.
Le 26 nivôse an IV (1795), quand le citoyen Aligre, cornmissaire du bureau du domaine national du département de la Seine, se présenta pour prendre livraison des livres de la bibliothèque du collège cTHarcourt alors fermé et les faire transporter au dépôt littéraire auquel elle était destinée, on n'y trouva, dit M. Franklin, que 2800 volumes. Ce chiffre ne nous étonne pas, il se rapproche bien des 2565 volumes dont 49 manuscrits que nous avons relevés sur le catalogue des Archives. M. Labiche dit au contraire qu'il y avait 3 150 volumes et qu'ils furent transportés au dépôt des Cordelière, tandis que M. Franklin affirme qu'ils furent envoyés au dépôt de la rue de la Santé qui n'est pas mentionné parmi les huit grands dépôts littéraires établis à celte époque1. Il a voulu dire rue de l'Ecole de santé, nom donné lors de la Révolution à l'ancienne rue des Cordeliers, aujourd'hui rue de l'École de Médecine, où se trouvait le dépôt mentionné par M. Labiche. Nous trouvons, en effet, aux Archives plusieurs documents qui nous prouvent que c'est bien au dépôt des Corde li ers que furent transportés les livres de la bibliothèque du collège d'HARcooRT*.
Ainsi dans un procès-verbal du dépôt des Cordeliers on lit : Livres choisis par le Minisire des Finances parmi ceux du collège d'HARCouRT, 11 ventôse, an V :
Le secret des finances de France, 2, in-12, demi-rel.
Consultation sur les domaines autrefois aliénés en Normandie, in-8°, Rouen, 1784.
Plus loin on pnrle de « livres des collèges Louis-le-Grasd et du Plessis déposés dans le collège d'HARCouRT, à nous remis par le citoyen Cailleau, commissaire national du
1. Arch. nat., F. 17, 1194. — A. Franklin, les anciennes bibliothèques de Paris, t. I, p. 3ti9. — J. B. Labiche, Notice sur tes dépôts littéraires, p. 33.