V. plan de 1798, plus haut, p
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tisme lugubre des bâtiments. Cette appréciation nous semble bien injuste et nous préférons dire, avec M. Daly, que « H. Bailly a été heureusement inspiré au lycée Saint-Louis. « On y sent, ajoute-t-il, comme cela devait être, à la fois, le « monument public et l'habitation, la demeure d'une nom- « breuse population et la présence des représentants de l'en- « geignement officiel. La composition s'ordonne bien : un « soubassement sans rudesse, porte un ordre qui embrasse « deux étages, surmontés d'un petit ordre d'attique. Le style « en est ferme et cependant l'aspect de l'édifice n'a rien « d'austère. Le caractère du bâtiment rappelle bien celui de « l'enseignement qui convient aux adolescents â l'époque où c nous sommes, et qui doit être marqué au coin de la science « et de la discipline tempérées par la douceur. » Disons aussi que M. Bailly n'eut pas le champ libre dans sa construction, il devait seulement appliquer une nouvelle façade à ce qui restait des anciens bâtiments du collège d'FÏARcouRT, après le recul nécessité par le percement du boulevard Saint- Michel. La dépense totale des travaux, qui comprenaient deux grands corps de bâtiment, non compris la valeur de quatre immeubles expropriés pour les nouvelles constructions, a été supportée tout entière par la Ville de Paris. Elle représente un chiffre de 1 100000 francs. C'est en vertu des autorisations préfectorales du il avril 1861, du 25 avril 1862 et du 11 février 1863, que cette importante entreprise a été commencée et achevée4.
En se reportant aux plans que M. Duprez nous a communiqués et que nous insérons ici, on pourra se rendre compte de la distribution du lycée. Une porte, située un peu plus bas que l'entrée du vestibule, correspond à l'ancienne porte du collège d'MARCouRT sur la rue de la Harpe. En pénétrant par cette ouverture, destinée spécialement aux externes, on arrive dans la cour centrale ou d'honneur et on a en face la chapelle dont nous donnerons tout à l'heure la description.
1. G. Daly, Bévue générale de l'Architecture, vol. XXI, 1864, p. 5.
Si Ton se retourne vers la façado intérieure, on est frappé d'y rencontrer encore des restes de l'ancienne construction du xvnie siècle, telle que nous en pouvons juger d'après les gravures du temps, dont nous avons donné la reproduction au chapitre précédent. M. Duprez croit aussi que Ton a conservé en 1820 et respecté depuis quelques parties de l'ancien d'fÏARcouRT. Le cintre de la porte qui donne sur cette cour ressemble, en effet, à s'y méprendre, à celui qui avait été Tait pour recevoir la porte de Fortin conservée sous le vestibule. Nous reproduisons plus loin un dessin 5 vol d'oiseau de tout le lycée.
Une des parties intéressantes du lycée, à cause des peintures qu'elle renferme, est sa chapelle. Nous profiterons de l'inventaire officiel qui vient d'en être dressé pour en donner une description complète en regard de la reproduction des tableaux dont il parle1.
Extérieur. — En avant de l'édifice, s'élève un porche établi dans l'axe de la cour principale et desservant les galeries qui pourtournent ladite cour. Ce porche est rectangulaire et surmonté d'un plafond plat. Aux quatre angles se dressent quatre colonnes doriques supportant une espèce de tribune pleine. La baie donnant accès dans le monument est encadrée d'un chambranle mouluré et précédée de trois marches. La porte est en chêne, à deux vantaux, et chaque vantail comporte quatre panneaux carrés. Les trois panneaux supérieurs sont ajourés et clos par un grillage.
Intérieur, — La chapelle est établie sur plan rectangulaire et terminée par une partie en hémicycle contenant l'autel. Elle est éclairée par deux grandes baies pratiquées dans l'axe des murs latéraux, et recouverte d'une voûte en berceau qui vient s'appuyer sur une corniche à denticules faisant une assez forte saillie.
Intérieurement, la porte d'entrée est pourvue d'une corniche. Au-dessus est encastré un médaillon représentant :
Saint Louis. — Médaillon ovale : H. 0ra,86; L. 0ra,7U.
Le roi est représenté de profil, la tête tournée à droite et ceinte d'une couronne. Sa tunique est ornée d'une croix, et ses épaules sont recouvertes d'un manteau agrafé sur la poitrine.
1. L. Michaux, Hist. et Description des Chapelles, Lycée Saint- Louis, Pion, 1891.
Intérieur de lu CbtpeUe du Ijeie Saint- Louis.
Dans un petit cartouche, réservé au bas du médaillon, est gravée l'inscription suivante :
Sancti Ludofici Régis hanc effigiem scuîpsit et dono dédit collegio ejusdem nominis Paulus Josephus Amedeus Guilelmus Veyre de la Grave, baro et cornes de Peyre Tréville Chateauneuf Astorg et Moret quod eleemosynarii, provisor, censor et professons filii sui ingenium dotibus animi et scientiae exornaverunt. Die xvm aprilis, anno MDCXXXIII (sic) 4.
A gauche de la porte :
Éducation de Saint Louis. — Toile : H. 3 mètres; L. 2m,50, par M. Paul Nanteuil.
La reine Blanche est assise à gauche de la composition, la main droite appuyée sur le bras de son siège, la main gauche sur son cœur, le regard attaché sur son fils qui est assis près d'elle. La reine a une robe blanche, un manteau violet pâle doublé«de fourrure et enrichi d'une bordure d'or. Ses cheveux sont tressés et retombent à droite et à gauche sur sa poitrine. Sa tête est recouverte d'un voile blanc retenu par une couronne. A son cou est passée une chaîne d'or à laquelle est suspendue une croix du même métal. Son fauteuil est élevé de trois marches et placé sous un baldaquin. Le coussin est vert foncé et posé sur une draperie jaune ornée d'effilés et de dessins rouges et bleus. Le dossier est terminé en plein cintre, tendu d'étoffe bleue brochée d'or et flanqué de deux colonnettes carrées avec cannelures, bagues et amortissements en forme de cercles. Le baldaquin est d'étoffe rouge et surmonté d'un dais d'étoffe bleue; il porte les deux éc ussons accolés de France et de Castille. L'enfant royal est assis de profil sur un escabeau de bois de forme ogivale, un livre ouvert sur les genoux, les pieds sur un tabouret recouvert d'un coussin vert pâle, et les yeux fixés sur un moine, également assis devant lui, à droite de la composition, un manuscrit dans une main, l'index de l'autre main levé en l'air. Saint Louis porte une robe blanche et un manteau bleu fleurdelisé; ses cheveux retombent en boucles sur son cou, et sa tète est ceinte d'un ruban enrichi de pierres précieuses enchâssées dans de petites rosaces. Son manteau est muni d'un capuchon et doublé de fourrure. Le moine est vêtu d'une robe blanche et d'un manteau noir ù capuchon. A ses pieds sont déposés plusieurs manuscrits. Derrière lui se trouve un évêque, à la longue barbe blanche, debout, sa crosse dans la main gauche. Il a une robe violette et une chape rouge à
1. C'est sans doute par erreur, pour MD CCC XLIII. Nous trouvons le nom de Peyre de la Grave dans une pièce de vers appartenant à un recueil de poésies contemporaines dont la date n'est pas mentionnée.
dessins d'or; ses mains sont gantées de violet; sa tête est coiffée d'une mitre, et autour de son cou est passé le pallium. A sa droite sont deux moines. L'un d'eux porte un livre; l'autre a son capuchon relevé sur sa tête. Le prélat et les deux moines ont le regard tourné vers le jeune prince. Un peu en arrière, et au' centre de la composition, est assis Louis VIII, le corps penché en avant, les yeux fixés sur le moine qui enseigne, le coude droit appuyé sur un genou et la main gauche posée à plat sur l'autre genou. Il a une tunique verte et un manteau marron clair; la tête est coiffée d'une calotte marron foncé. A son cou pend une médaille fixée à un collier d'or. Le dossier de son siège est très élevé et terminé par des fleurons; il est tendu d'étoffe rouge et couronné d'un dais d'étoffe bleue. A gauche de la reine, au premier plan, est placée une petite table sur laquelle est déposée une châsse d'or. Le mur du fond est dissimulé en partie sous une tenture vert foncé parsemée de couronnes et de fleurs de lis. A gauche se trouve une tapisserie à personnages; à droite s'ouvre une fenêtre close par un vitrail de couleur. Au plafond est accroché un lustre de cuivre à deux branches. Le sol est dallé de marbres de formes diverses et de couleurs différentes.
Signé à gauche : Paul Nanteuil. — 4880. Cette toile a figure au salon de 1880 (n° 7276).
A droite de la porte :
Saint Louis approuvant les Plans de V Hospice des Quinze- Vingts. —Toile : H. 3 mètres; L. 2", 50, par M. Victor- François-Éloi Biennoury.
Saint Louis, en tunique bleue, manteau bleu fleurdelisé et doublé d'hermine et tête nue, est debout au milieu de la composition, le bras droit pendant, la main gauche tendue vers un groupe d'aveugles, le regard sur l'architecte Eudes de Montreuit. La main droite csl gantée et tient l'autre gant de la main gauche, en indiquant le plan que lui présente l'architecte sur un escabeau. Eudes de Montreuil se tient debout, de profil, la tète baisée et coiffée d'un bonnet blanc, une toise dans la main droite, le pied gauche sur la marche du trône. Il a une tunique vert foncé, un manteau gris, serré à la taille par une ceinture de cuir, el un capuchon violet. A sa ceinture est passé un compas. Derrière le monarque et à sa gaucho se trouve un personnage en robe rouge foncé et capuchon noir relevé sur la tête; c'est Raoul Grospar mi, archidiacre de Nicosie, garde du scel royal; il a une plume dans la main droite, un parchemin dans la main gauche et se dispose à écrire. A droite de la composition sont groupés des aveugles dont deux sont à genoux et les autres debout. Le pre-
mier est presque de dos; sa main gauche est appuyée sur un bâton et sa main droite tient une corde à laquelle est attaché un chien caniche portant une sébile dans la gueule. Cet aveugle a la barbe et les cheveux grisonnants; il est couvert d'une tunique grise et d'un manteau marron, fendu sur les côtés et serré à la taille par une ceinture ferrée comme celle des soldais4. Le bas de ses jambes est nu et ses souliers sont troués. Son chapeau est à terre. Le deuxième aveugle est représenté de profil, en tunique viotet foncé et manteau lilas, la tète protégée par un bonnet qu'il est en train d'ôter pour saluer le roi ; sa main gauche est posée sur l'épaule du précédent. Les autres se pressent debout; l'un d'eux, vieillard à barbe blanche, étend les mains en avant et semble implorer la protection du roi; il a une pèlerine violette et un capuchon de même couleur qui est relevé sur la tête. Un moine bénédictin guide ses pas. On remarque en arrière-plan et de chaque côté du trône la couronne royale et le sceptre, puis deux massiers ou sergents d'armes vêtus comme le roi, suivant l'usage du temps. Le trône est recouvert d'étoffe bleue parsemée de fleurs de lis. Au fond se développent des arcades de style ogival en partie dissimulées sous des draperies bleues avec bandes portant les armes de France et de Gastille. A droite d'Eudes de Mon treuil, un de ses élèves qui tient un rouleau de dessins et une équerre. Devant lui une table sur laquelle est une aumônière, au pied des vases à boire, une grande bouteille et des pains empilés sur une serviette dans une corbeille.
Signé sur la marche du trône : V. Biennoury, — l'an mil huit cent septante neuf.
Salon de 1880 (n« 7239).
Mur de droite :
Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes. — Toile : H. 3 mètres; L. 4m,50, par Gustave -Adolphe Chassevent-Bacques.
Le monarque est assis sous un chêne, sur un fauteuil placé sur un petit tertre de terre, la main droite sur le bras de son siège, la main gauche posée sur un livre placé sur ses genoux, le regard fixé sur un jeune seigneur debout, la tête baissée, le bras droit pendant, le bras gauche replié sur sa poitrine, les poings fermés, dans l'attitude de la soumission et de la colère. Louis IX est vêtu d'une tunique rouge pâle, presque entièrement recouverte par un
1. On sait que les Quinze- Vingts ont été fondés pour des chevaliers français auxquels les Sarrazins avaient crevé les yeux en Palestine.
vêtement de dessus bleu, et d'un manteau de môme couleur agrafé sur l'épaule droite. Sa tète est couronnée et ses pieds sont chaussés de souliers d'étoffe grenat brochée d'or. Son manteau est fleurdelisé et doublé d'hermine. Sur le tertre est jeté un tapis bleu, rehaussé de deux larges bordures de couleurs différentes. Le jeune seigneur a la tôle nue; il porte une tunique jaune/un vêtement de dessus sans manches, à capuchon, d'étoffe gris pâle, ornée d'une bordure de rinceaux jaunes, des haut-de-chausses grenat et des chausses grises. Son capuchon est doublé de grenat. Autour de ses reins est a t lâchée une ceinture à laquelle est suspendue une aumônière. Près de lui e>t couché un chien. Aux pieds du roi est agenouillée une femme en robe vert feuille morte, manteau brun et voile noir, qui lui désigne le coupable d'une main et de l'autre lui montre sa fille, qui se jette en pleurant dans les bras de son père.. La jeune fille cache sa tête contre la poitrine de ce dernier. Elle a une rohe lilas clair et une ceinture rouge nouée sur le côté gauche. Ses cheveux sont blonds et nattés. Une des nattes est rejetée dans son dos. Le père, dont la barbe et les cheveux sont grisonnants, enlace la taille de sa fille du bras gauche en la soutenant de la main droite. De profil et les yeux tournés vers le roi, il a une espèce de sayon vert, une pèlerine à capuchon noir doublé de rouge pâle, une ceinture brune, un pantalon gris foncé et des bottes. Son front est ceint d'un bandeau. A la droite du roi est assis un conseiller, qui regarde le coupable en appuyant les mains sur une tablette sur laquelle est étendu un parchemin et à laquelle est fixé un encrier. II a une tunique vert pâle, un manteau à capuchon noir doublé do violet et des chaussures grises. Sa tête est coiffée d'une toque de pourpre. Ses cheveux sont grisonnants et retombent en boucles de chaque côté de sa figure. Contre le chêne, derrière lui, se trouvent un moine et un personnage de la suite du roi. Le premier joint les mains en signe de douleur et de commisération. Il a une robe de couleur foncée à capuchon rabattu et doublé de blanc. Le second, qui est adossé à l'arbre, relève les pans de son manteau d'une main et appuie son menton sur l'autre. Il a une tunique grise, un manteau rouge doublé de vert et un capuchon à longue pointe relevé sur la tête. Les manches de son manteau sont fendues. Tous deux se tournent vers le jeune seigneur. De l'autre côté do l'arbre se tient la reine, accompagnée de son fils et d'une dame de sa suite. La reine est de face ; elle porte un livre et relève les plis de son manteau en regardant le jeune prince. Sa robe est rose pâle, son manteau gris, bordé d'or et doublé de bleu clair. Sa tète est couverte d'un voile retenu par une couronne d'or. L'enfant royal a les yeux attachés sur le coupable, le bras droit replié sur la poitrine et le bras gauche pendant. Il est vêtu d'une tunique lilas clair et d'un manteau rouge. Son front est ceint d'un petit bandeau enrichi de pierres précieuses. La suivante est presque de face et un peu en arrière de la souveraine, en robe
(Tâblwo l»r M ChMMTïnt.)
blanche et manteau bleu doublé de violet pâle. Elle est coiffée d'une toque blanche à côtes. On aperçoit ù gauche de la toile, en arrière*plan, deux serviteurs, dont l'un est assis, tandis que l'autre maintient un cheval qui se cabre. A droite, au premier plan, se trouve un vieillard aux cheveux et à la barbe en desordre, qui s'appuie sur un bâton. Dans son dos pend une besace. A ses pieds est déposé un petit fagot de bois mort. En arrière-plan, et du môme côté, surviennent un homme et une femme. Celle-ci est voilée, et celui-là a la tête recouverte d'un capuchon. Derrière eux, dans le lointain, se dresse le donjon de Vincennes.
Signé à gauche : 4 881. A. Chassevent-Bacques.
Salon de 1881 (n<> 442).
Mur de gauche ;
Mort de saint Louis. — Toile : H. 3 mètres; L, 4m,50, par Charles Porion.
Saint Louis est étendu sur un lit, de profil, les mains jointes, un bandeau enrichi de pierres précieuses autour du front. Sa tète est nimbée. Il est vêtu d'une tunique grise ornée d'une croix rouge placée à la hauteur de la poitrine. L'oreiller sur lequel il repose est bleu, avec fleurs de lis d'or, et la draperie qui protège ses genoux est de même étoffe. Au-dessus du lit planent deux anges portant une couronne d'immortelles. Au chevet du lit se tiennent Philippe le Hardi et deux seigneurs de la cour. Le jeune prince a le poing gauche appuyé ù la hanche et les yeux fixés sur les deux anges. Il porte un casque surmonté d'une couronne d'or, une cuirasse, une écharpe rouge pâle et un manteau d'hermine. Les deux personnages qui l'accompagnent sont à sa droite. Tous deux ont la tête baissée et les mains jointes. En avant sont agenouillés quatre autres personnages en prières. Le premier a une tunique rouge et un manteau violet foncé; le second, un manteau blanc; le troisième un manteau rouge; et le dernier, une tunique violet pâle. Un prélat, à barbe blanche, debout au pied du lit, montre le ciel en attachant sur le saint roi un regard où se peignent à la fois la douleur et l'espérance. H a une robe blanche et un manteau gris. A ses côtés sont trois moines agenouillés et priant. Derrière lui est un enfant de chœur, vêtu de blanc, debout, la tête baissée et les mains jointes. Près de cet enfant se tient un indigène, en tunique gris violacé, dont la tête est couverte d'un fez. L'un des anges qui planent au-dessus du lit royal porte une écharpe grenat, et l'autre une écharpe verle. Ils sont escortés de deux groupes de petits anges portés sur des nuages. Le sol est dallé de marbre. Le mur du fond est revêtu, dans sa partie inférieure, d'un haut soubassement en pierre rehaussée d'orne-
ments verts el bleus et orné d'un large bandeau chargé d'arabesques.
Non signé.
Ce tableau, commandé le 10 octobre 1877, a été livré le 9 juillet 1880.
Notons ici que les quatre tableaux de la vie de saint Louis sont dus à l'heureuse entremise d'un ancien élève, M. de Chenneviôres, directeur des Beaux-Arts, qui en obtint la commande du ministre, à la suite de l'inauguration du monument commémorai if de la chapelle.
A gauche de l'hémicycle :
Saint Jean. — Toile : H. 2m,65; L. lm,60. — École française (xvh* siècle) .
Le saint est assis sur un aigle aux ailes éployées et s'apprête à écrire, une plume dans une main et une tablette dans l'autre. Ses yeux sont levés vers le ciel. Ses cheveux sont blonds et bouclés. Il est vêtu d'une tunique bleu pâle, nouée sur l'épaule gauche, et d'un manteau rouge pâle ramené sur ses genoux et flottant. A ses pieds un cours d'eau.
A droite de l'hémicycle :
Saint Michel terrassant le dragon. — Toile : H. 2m,68; L. lm,60, d'après Raphaël.
Copie, dans les proportions de l'original du tableau conservé au Musée du Louvre ; u° 370 du catalogue. Bot h de Tauzia, édit. de \ 877.
Dans le chœur ;
L'autel est en pierre peinte en imitation de marbre gris. Audessus se dressent deux colonnes doriques auxquelles correspondent deux pilastres du même ordre, soutenant un entablement et un fronton triangulaire. Au sommet du fronton sont placées deux consoles renversées formant piédouche et portant une boule crucifère.
Entre les colonnes de l'autel :
Triomphe de saint Louis. — Toile : H. 2 mètres; L. im,66, par André-Joseph Bodem.
Le saint roi s'élève dons les airs, les bras écartés, les mains ouvertes et les yeux levés vers le ciel, dans une attitude exta-
tique. Il a une tunique rouge, une ceinture bleue et un manteau bleu fleurdelisé, doublé d'hermine et orné d'effilés d'or. Le monarque est accompagné de trois anges. L'un, en tunique verte et écharpe jaune ocre, présente une branche de lis; les deux autres portent un casque.
Salon de 1827 (n» 100).
Contre le mur de droite, à gauche de la fenêtre, est fixée une plaque de marbre noir, de forme rectangulaire, portant sur deux colonnes, gravés en lettres d'or, les noms des anciens élèves du lycée Saint-Louis, morts pendant la campagne de 1870. En tête des deux colonnes une palme en or. L'inscription est ainsi conçue1 :