Tliéâtre des antiquités de Paris, éd. (le 1612, p
non loin des dépendances de l'hôtel d'HARcouitT, dont nous avons parlé. Ces maisons, d'après les notes et les anciens plans de Paris que H. Tisserand doit éditer bientôt dans son volume de Topographie de la région orientale de l'Université, s'appelaient les maisons de la Rose vermeille, des Serviets de Notre Dame, des Trois Croissants rouges1. Raoul d'Harcourt en fit l'acquisition, en 1280, et les appropria aussitôt pour donner asile k un certain « nombre de pauvres « estudians, tant en la faculté des arts que de théologie. Les- « quels il voulut choisir de ces quatre diocèses de Coutances, « Bayeux, Évreux et Rouen : pour ce qu'il avait au précédent « tenu des premiers rangs esdites églises2. » C'est ce que nous avons désigné sur le plan de Berty sous le nom de Petit Harcourt pour le distinguer du Grand Harcourt, établi en face, sur la rue de la Harpe.
Malheureusement, malgré nos recherches, nous n'avons pu trouver aucun acte authentique attestant cette fondation à la date de 1280, et nous sommes obligés, sur ce point, de nous en rapporter à ce que tous les historiens de l'Université, de la Ville de Paris et de la famille d'Harcourt ont unanimement affirmé*.
Citons seulement du Boulay, qui les résume : « En 1*280, Raoul de Harcourt, docteur en droit, aupa- « ravant archidiacre de Coutances, chancelier de Bayeux, « chantre d'Êvreux, grand archidiacre de Rouen et alors « chanoine de l'Église de Paris, conduit par la généreuse « pensée qui, dans ce temps, animait beaucoup de personnes, « commença à établir le Collège qui du nom de son fonda- • leur fut appelé Collège de Harcourt. Ce Collège était des- « tiné aux pauvres écoliers normands des quatre diocèses de « Coutances, d'ÉvREux, de Bayeux et de Rouen, dans lesquels