Gall. Christ., t. XI, p
des dernières volontés de son frère Raoul d'Harcourt, chanoine de Paris, pour y fonder des écoles : ducentas libras
annui reditus pro scholaribus fundandis et staluendis
Parisiis perpetuo. On trouvera cette pièce aux documents annexes*. L'année suivante il préparait aux boursiers une large installation en acquérant, en face de l'endroit où Raoul avait établi son collège, de l'autre côté de la rue Saint- Côme ou de la Harpe, des bâtiments connus sous le nom d'hôtel ou de Maison d'Avranches. Cet hôtel se composait de trois maisons qui appartenaient à des chapelains de l'église d'AvRANCHES et il était placé entre l'hôtel des évêques d'AuxERRE, près de la porte Saint-Michel ou d'Enfer (aujourd'hui rentrée de la rue Sou f flot), et la maison dite de la Corne de cerf, près de l'église Saint-Côme-et-Saint-Damien qui occupait l'angle de la rue actuelle de l'École-de-Médecine. L'emplacement était vaste et confinait aux anciens rempart? de Philippe-Auguste dont les fossés, creusés sous le roi Jean, sont devenus la rue Monsieur-le-Prince. Il obtint des chapelains d'AvRANCHES, le 21 juin 1310, la cession de leurs trois maisons en échange d'une rente de 45 livres tournois à prendre sur la recette de Caen. Nous avons également retrouvé le contrat de cet échange aux archives nationales, et nous en donnons la copie aux documents annexes*. Les chapelains s'appelaient Philippe de Aleinvilliers, Thomas de Houlebet et Jean Delachon, titulaires des chapellenies de Saint-Éloi et Saint- Gilles, Saint-Julien et Saint-Nicolas, Saint-Théobald et Saint- Patrice. La position des maisons est nettement déterminée comme nous venons de le dire : « tribus domibus contiguis Parisius contiguatis in mco Sancti Cosme, juxta manerium episcopi Altissiodorensis, versus porlam quae dicitur porta Inferni. » C'est là, sur ce terrain occupé encore aujourd'hui par le lycée Saint-Louis, que Robert d'Harcourt installa les deux communautés des boursiers théologiens et ar liens, réservant la première maison, fondée par son frère, pour la