‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 43 sur 355 · Généatog. mais. iïH., t. II, p · texte numérisé non relu

Généatog. mais. iïH., t. II, p

au besoin de le démontrer même pour les collèges, mfcis, du moins, mourir en paix avec le nunc dimittis de l'espérance chrétienne sur les lèvres : il avait vu l'œuvre de son frère qui était la sienne, achevée et en bonne voie de prospérité et de succès. On mentionne encore, à la date de 1311, la donation de plusieurs maisons faite parles fondateurs « les unes situées « entre la rue des Maçons et la rue de la Harpe, et les autres « vis-à-vis, entre cette même rue de la Harpe et les Fossés de la « ville. Dans la première partie, était l'hôtel des fondateurs, « appelé l'hôlel (THàrcourt » Leur frère Guy d'Harcourt, évèque de Lisieux, confirma ces donations en 1316, et y ajouta la part de l'hôtel d'HARCouRT ' qui pouvait lui appartenir. Après avoir teslé avec autant de libéralité à l'égard de plusieurs autres établissements et maisons religieuses, Robert d'Harcourt mourut à Paris le 7 mars 1315*, et fut enterré dans la cathédrale de Paris, auprès du grand autel, ou au prieuré du Parc, dit la Gallia christiana*. Les registres du chapitre de Rouen ont consigné ce bel éloge de notre fondateur : • Il fut un des évoques les plus recommandables par sa fidélité au roi, son zèle pour la discipline ecclésiastique, sa vigilance pastorale, sa sollicitude pour toutes les églises, sa vraie et universelle charité, sa douceur et sa bienfaisance4. »

La conclusion de ce chapitre serait, d'après les autorités et les documents que nous avons invoqués, qu'il y eut une première fondation du collège d'HARcouRT par Raoul d'Harcourt, chanoine de Paris, en 1280, entre la rue de la Harpe et la rue des Maçons-Sorbonne, et une seconde fondation, extension de la première, en 1311, par Robert d'Harcourt, évêque de Cou tances, sur la même rue de la Harpe, mais de

1. Y. Factum des fondations du collège cè'Harcourt, Bibl. de la Sorbonne, U. 132, n° 1, p. 1 et 2.

2. D'autres disent 1316 et même 1318, 1329. A. 4e la Roque, t. II, p. 1736, et t. IV, p. 1980.

3. G ail. christ, t. XI, p. 884. M. L. Delisle tient pour l'inhumation à Paris, dans son Hist. du château et des sires de Saint-Sauveurlé-Vicomte^ ch. u.

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