Bib. de la Sorb., U. 132, n
3. V. P. Anselme, Hist. de la Maison de France et des grands officiers de la couronne, t. VI, p. 311. — Nous voyons aussi dans le généalogiste d'Harcourt que la fille d'Enguerrand de Marigny épousa un Robert d'Harcourt vers 1340. ne 1a Roque, t. II, p. 1815.
3. Y. l'abbé Lebeui, Hist. du diocèse de Paris, t. Ier, Ed. Cocheris, p. 115.
4. Il ne faut pas le confondre avec un autre collège du même nom situé sur la rive gauche, prés de l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet, qui devint le séminaire Saint-Firmin, un des principaux théâtres des massacres de septembre 1792.
5. V. du Brtul, Antiquité* de Paris, p. 805. L'abbé Lebeui conteste la fondation de ce collège par Jaocrues Gomut. Il la croit plutM,
C'est de là que sortit le premier proviseur du collège d'HÂR» court. Il était donc déjà préparé, par l'expérience qu'il avait pu acquérir aux Bons Enfants, à la direction d'une maison plus importante, puisque l'on comptait à Uarcourt quarante boursiers cl, sans doute, un certain nombre de pensionnaires payants qui demeuraient au collège pour suivre les leçons que Ton y faisait en dehors des cours de la rue du Fouarre. Dans les faclums du xvn6 siècle, au sujet des contestations qui s'élevèrent, à cette époque, entre le proviseur d'HARcodrt et les boursiers, on dit formellement, et à plusieurs reprises, que, dès l'origine, il y avait dans le collège des exercices particuliers, autrement dit des leçons, un enseignement préludant à rétablissement de Y exercice public ou du plein exercice qui y sera introduit au xvia siècle. « On « ne doit pas douter, dit l'un de ces faclums, que la cous- « lume de recevoir et tenir d'autres esludians que lés bour- « siers n'ait esté introduite par le fondateur mesme, en lisant « seulement le i0° article du statut, où il est porté que, si « quelque estudiant de quelque pays que ce soit, pourveu qu'il • soit propre à l'eslude, désire vivre dans le collège, il y pourra « estre receu par le fondateur, et, en son absence, par son « député, et après sa mort par le maistre de la maison, qui « est le proviseur ' • . C'est ce qui nous permet, avec Fauteur de celle remarque, de rectifier ce que dit du Breul à ce sujet, dans ses Antiquité* de Paris. Nous y lisons que « les estudianls « en grammaire alloient par la ville en quelques maisons pri- « vées apprendre la congrui té (grammaire). El les estudiants en « philosophie alloient de tous les collèges et quartiers tant de « la Ville que de l'Université aux quatre grandes escholes des « quatre Nations situées en la rue du Foarre, près S.-Julian « le pauvre ; et là seulement, non ailleurs, se faisoient les le- « çons publiques en Logique, Physique et Métaphysique. <> Ausquelles chacun estudiant en Philosophie devoil aller et « se ranger pour ouyr lesdites leçons en l'eschole propre
d'après Sauvai, faite par Etienne Berot et Rtnold Cherey, à la même époque que la chapelle Saint-Honoré, en 1208. 1. Bib. de la Sorb., U. 132, n° 5, p. 6 et «uiv.
* de sa Nation, afin que, son cours achevé, il fût par lés « intervalles et espace de temps portez dans le statut de la « Faculté des Arts receu et admis au degré de maistrise. Or « c'estoil, pour tels esludians aux Arts pauvres et destituez « de moyens, comme aussi pour des pauvres estudians en <• Théologie, que les anciens collèges de Paris, et entre autres « celuy de Harcour (sur lequel nous sommes) avoient été « fondez1. »
Évidemment du Breul était mal renseigné sur ce qui se passait à l'origine du collège d'HARcouRT, parce qu'à cette époque, dit un factura, en dehors des « actes et des disputes « publiques pour prendre les degrez de la Faculté des Arts « dans les escholes des quatre Nations, il n'est pas véritable « qu'on ne fist pas leçon des Arts dans les collèges, estant « certain au contraire qu'on enseignait en la plupart2. » On en trouve, en effet, des preuves dès le xve siècle, bien avant rétablissement du plein exercice, dans les collèges de Lisiedx, de Justice et cTHarcourt. Nous verrons, pour ce dernier, qu'au temps du proviseur Etienne Gervaîs, en 1470, on y conférait même les grades universitaires.
Un vieil historien que nous avons déjà cité, Jean le Fer on, nous dit que Robert et Raoul d'Harcourt établirent dans leur collège « régents et précepteurs de trois ordres députés. « C'est à scavoir régents pour enseigner la grammaire et lo- « gique aux jeunes adolescens; secondement pourvurent de « gens pour interpréter la philosophie, et tiercement ils dépu- « tarent par semblables hommes théologiens, tous lesquels « ils pourvurent de rentes et revenus annuels perpétuellement « pour eux appliquer à l'eslude des Lettres *. »
En dehors de ces documents que nous venons d'invoquer, nous ne connaissons rien sur l'histoire du collège d'HARCOURT sous l'administration de Marin de Harigny. On dit seulement qu'il n'y résidait pas ordinairement, sans doute parce qu'il avait conservé son bénéfice de la collégiale de Saint-