‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 64 sur 355 · Qnicherat, Procès de Jeanne d'Arc, t. V, p · texte numérisé non relu

Qnicherat, Procès de Jeanne d'Arc, t. V, p

2. Mémoires de la Société de V histoire de Paris, t. IX, 1882 : 0. Grassoreille, Hist. politiq. du Chapitre de N.-D. de Paris pendant la domination anglaise.

« nière année de la demeure de Postel dans le collège, qui « fut l'année 1452, la ville de Paris estoit si déserte et si « désolée qu'on vendoit publiquement au Chastellet au plus « offrant et dernier enchérisseur, les maisons vacantes et « abandonnez parles propriétaires4. » Nous voyons, d'après ce témoignage, que le collège d'HARCouRT a été, comme les autres maisons d'enseignement, fort éprouvé à cette époque, et qu'il faillit succomber au milieu du bouleversement général. Il subsista cependant, mais il est probable que sa qualité de collège normand ne fut pas étrangère à sa conservation. Les Anglais témoignaient alors un grand respect pour tout ce qui touchait à la Normandie qu'ils voulaient conserver, et, afin de se l'attacher, ils créaient à Caen une Université. Nous trouvons d'ailleurs deux documents qui confirment nos présomptions. II s'agit d'abord de ce Vidimds dont nous avons parlé au chapitre précédent1. Le 20 décembre 1421 le roi d'Angleterre Henri V, se disant régent de France, avait confirmé les lettres patentes de Philippe le Bel qui, en 1309 et 1312, transféraient à la prévôté de Caen les rentes achetées par Robert d'Harcourt pour la fondation de son collège. Ce Vidimds, signé des clercs royaux Richard Sturgeon et Jean Stopindon, mentionne même les statuts et la lettre de fondation de Robert d'Harcourt, sauf de légères additions, comme on pourra le voir aux documents annexes.

C'est ensuite un acte que nous avons retrouvé aux Archives nationales, par lequel le collège d'HARCooRT est confirmé, en 1424, an nom d'Henri VI d'Angleterre, dans la possession des terres, héritages, propriétés, rentes, revenus lui appartenant dans le duché de Normandie et les autres pays conquis par les Anglais. Ainsi les vainqueurs régularisaient la situation de leurs nouveaux sujets'. De cette façon le collège d'HARCouRT put conserver ses revenus puisqu'ils lui étaient

1. Bibl. de l'Uni*., U. 10. Réplique à la response de Noël, en 1666, p. 26.

2. Y. A. de la Roque, Hist. généalogiq. âTHarc, t. U, p. 1759, et t. IV. p. 1225.

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