‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 66 sur 355 · V. Feturnal, Vieucc Paris, fêtes et jetm, p · texte numérisé non relu

V. Feturnal, Vieucc Paris, fêtes et jetm, p

un odieux supplice, précédé d'un jugement phis odieux encore, amis Gn à sa courte et glorieuse carrière. Sa mémoire déshonorée par d'iniques accusations attend une réhabilitation éclatante. L'Université de Paris qui a trempé dans sa condamnation, éclairée par les événements, ne peut manquer de travailler à la réparation de l'injustice. C'est, en effet, de son sein que vont sortir les docteurs qui élèveront les premiers la voix pour préparer la revision du procès de Jeanne d'Arc. Plusieurs d'entre eux appartiennent au collège d'HARcouRT et ce n'est pas on léger titre d'honneur pour cette antique maison que de pouvoir citer parmi les défenseurs de l'héroïne d'Or» léans les deux harcuriens Robert Cybole et Jean Boncard. Robert Cybole est né à Breteuil, dans l'ancien comté d'ÉvRBUi». D appartient donc à ce diocèse, et, de bonne heure, il vient étudier à Paris. Nous le trouvons boursier du collège cTHàrcourt au temps du proviseur du Qnesnay auquel il succédera. Il reste seize ans à Harcourt (1430-1446), il y vit avec les rares boursiers qui l'habitent pendant les sombres jours de la domination anglaise, et il y devient docteur et professeur de théologie. Son caractère et ses talents lui méritent de bonne heure la confiance du corps universitaire et du roi. Il est élu, en 1437, Recteur de l'Université, et Charles VII le charge de plusieurs missions importantes auprès du pape Eugène IV. Tandis que le clergé de France se faisait l'exécuteur des décrets du Concile de Bale devenu hostile à ce pontife, Cybole, rompant avec les errements de l'Université qui soutenait l'antipape Félix V, allait porter à Eugène IV, en 1459, les assurances de filial dévouement à l'Église Romaine et d'attachement à sa personne dont l'avait chargé Charles VIL En 1441 et en 1445 Cybole est encore envoyé en ambassade à Rome par le roi de France pour protester de sa soumission au pontife légitime1. Un factum le désigne également comme ambassadeur de Charles VII, en Flandre et en Angleterre, sans doute à l'occasion de la révolte des Gantois (4451) et des

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