‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 67 sur 355 · G. de Baaueovri, Mis*, de Charln VU> t. m» ch. vi · texte numérisé non relu

G. de Baaueovri, Mis*, de Charln VU> t. m» ch. vi

négociations pour quelque mariage avec un prince anglais, mais nous ne pouvons préciser, ignorant les motifs de ces

missions1

En 1452, Robert Cybole est chancelier de l'Église de Paris et, à ce titre, il veut tenter la réforme des abus qui se sont introduits dans l'Université pendant les longues guerres dont on touche enfin le terme. Les études et la discipline se ressentent des malheurs de ce temps, dit Crévier*. Les maitres négligent leurs leçons et prêtent même les mains aux désordres des écoliers. Ceux-ci surtout se livrent à de vraies débauches à l'occasion des fêtes patronales de chaque Nation. Mais le chancelier n'aboutit qu'à obtenir la nomination d'un certain nombre de députés des diverses facultés qui ne paraissent pas très pressés d'entreprendre les réformes demandées. L'autorité pontificale, dont relevait l'Université, vient alors à la rescousse. Le cardinal d'Estonte ville, apparenté à la famille d'Harcourt', est chargé, en qualité de légat, par le pape Nicolas V, de visiter et réformer les écoles et les collèges. Charles VII lui adjoint huit commissaires royaux pour l'éclairer de leurs conseils, et parmi eux figure Robert Cybole, mais le légat a seul le titre de réformateur. L'historien de l'Université remarque à ce sujet que pour la première fois le pouvoir royal intervient dans les affaires intimes de l'Université. Nous ne devons pas nous en étonner, Charles VII a pu lui pardonner, en reconnaissant ses privilèges, mais il n'a pas oublié que celte corporation a trahi sa cause pour se donner aux Anglais. Aussi, à partir de cette

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