Bib. de la Sorb., Factums, U. 13?, n° 7, p
2. Les Manuscrits français de la Bibliothèque du Roi, t. IV, p. 162.
3. Urbs Sanlaudus, par 6. Ybert, professeur au collège de Saint- Lo, MDCLXVIII. Les Boucard étaient, à l'origine, monnayera en la monnaie de Saint-Lo.
4. M. Lepingard, Choses et autres relatives à Saint-Lo, (Mém. de la Société d'ag. et oVhist. du dép. de la Manche, t. 8, p. 153.)
à rattacher à son église, en le dotant de plusieurs bénéfices et bientôt en l'élevant à la dignité d'archidiacre. Il en exerçait les fonctions, en 1452, quand la faculté de théologie le députa à l'assemblée de Bourges, où il était question d'abroger la Pragmatique sanction qui fut maintenue, malgré les réclamations du pape et de sou légat, G. d'Estoute ville. Au retour de celte mission, Boucard perdait l'évêque qui avait été son bienfaiteur, et le 28 avril 1453 il lui succédait. Il jura fidélité au roi pour sa prélature et les baronnies d'AvRàifCHES et de Saint-Philibert (sur-Risle) (Eure), le 2 juillet de la même année, et quelques jours après, il prêtait serment à son métropolitain dans l'église cathédrale de Rouen1. C'est à cette époque, en 1456, que, se trouvant à Paris, Jean Boncard, sans doute pour remplir à la cour ses fonctions de confesseur de Charles VII, qui lui avait donné sa confiance, fut sollicité par l'archevêque de Reims et l'évêque de Paris, ainsi que par l'inquisiteur de la foi Bréhal, de donner son avis sur le procès de Jeanne d'Arc. Pris un peu au dépourvu sur une question qu'il n'avait pas étudiée, et n'ayant que peu de temps à y consacrer, il lut, comme il le déclare, pour former son opinion, le sommaire du procès qu'il attribue à Panl Pontanns, alors qu'il est prouvé que ce sommaire est de Théodore de Leliis, un des plus grands canonistes du xv" siècle. On conçoit que, composé dans ces conditions, son plaidoyer n'ait pas la même valeur que celui de Robert Cybole. Il n'examine la procédure qu'au double point de vue scolaslique de la matière et de la forme. La matière, ce sont les accusations des adversaires et des juges de Jeanne d'Arc; la forme, c'est l'ordre suivi dans le procès jusqu'à la condamnation. Dans la première partie, la plus importante de son mémoire, Boucard s'étend assez longuement sur les apparitions et la question de savoir si elles venaient du bon ou du mauvais esprit. Lui aussi fait appel aux arguments déjà employés par Cybole : la vie si chrétienne, les mœurs si pures, la mort si courageuse de la Pu celle, les admirables résultats de sa mission : le roi rétabli,