‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 84 sur 355 · Défense des droits de l'Université, 2e partie, ch. xiv · texte numérisé non relu

Défense des droits de l'Université, 2e partie, ch. xiv

lui, et d'une provision du pape. L'historien auquel nous empruntons ces détails nous dit que Pierre le Secourable, afin de fortifier ses droits, renouvelait sa prise de possession» le 14 octobre 1485, pour se garantir contre les revendications de la Régale, rétablie en Normandie par Charles VII. 11 obtenait, à cette fin» des lettres patentes qui lui assuraient la jouissance de son archidiaconé de quelque manière qu'il eût vaqué auparavant4. En 1495, Le Secourable se fait également pourvoir d'une prébende de la cathédrale de Rouen, que lui avait résignée le titulaire Guillaume Boursier. En 1498, il est député aux Étals généraux de Normandie, sans doute pour obtenir de Louis XII de transformer en un parlement permanent l'ancien Échiquier de cette province, qui ne tenait ses sessions que deux fois par an.

Le nom de Secourable est aussi associé à un certain nombre de fondations pieuses. Il reçoit, en 1488, au château de Torct, la charte de donation de 500 livres de rente que lui présente Jean d'Estouteville , seigneur de Torcy et de Blainville, en faveur de l'église de Blainvillb. Il fonde lui: même plusieurs obits à la cathédrale de Rouen, et y ajoute une donation pour que l'on y célèbre avec une grande solennité la fête de l'Immaculée-Conception. Nous avons vu au chapitre 1er que la Nation db Normandie avait une dévotion particulière pour cette fête, et qu'elle l'eptourait d'une pompe spéciale au collège d'HARCouRT*.

Le savoir et le mérite de Pierre le Secourable déterminèrent plusieurs fois l'Université à le choisir pour son Proposant, selon le terme qui désignait alors celui de ses membres qu'elle chargeait de porter la parole en présence des Recteur, doyens et procureurs de la corporation, et dans certaines circonstances solennelles. C'est ainsi qu'il remplit cette

1. Pommeraye, Hist. de la Cathédrale de Rouen, ch. xi, p. 367. — On sait que la Régale était le droit que s'attribuaient les rois de France de percevoir les revenus d'un bénéfice vacant, jusqu'à ce que le nouveau titulaire eût prêté serment de fidélité et fait enregistrer son germent à la Chambre des comptes.

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