‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 83 sur 355 · V. aux documents annexes · texte numérisé non relu

V. aux documents annexes

' 3. M. Lepingard, Notice sur Pierre le Secourable (Société d'Archéologie du département de la Manche, 1889).

formelle qu'il était parent de Pierre le Secourable. « Junctus mihi sanguine, • dit-il en célébrant les bienfaits de ce proviseur d'HARcouRT envers son collège4 . Il est certain, en effet, que jadis les mariages ne se contractaient pas au loin, mais se concluaient ordinairement dans le pays d'origine de la famille, et que la bourgeoisie cherchait ses alliances parmi ses égaux. Or, les Ybert, comme les Le Secourable, sont rangés parmi ceux qu'on qualifiait alors de notables, et H. Lepingard a trouvé la preuve qu'ils ont été alliés, dans un acte notarié du 1er juillet 1588, qui parle d'une Madeleine Tbert, veuve de Jean le Secourable, et d'une demoiselle Geneviève le Secourable, fille de cette même Madeleine Tbert, etc.

En 1461, on trouve des Le Secourable établis à Couvains; or, la seigneurie de cette grande paroisse appartenait à une branche de la famille d'Harcourt. Il ne serait donc pas étonnant que l'appui de a noble dame Marguerite d*HARCOURT, de Ferribre et de Couvainz », qui vivait à cette époque, ait été pour quelque chose dans l'éducation que Pierre le Secourable reçut au collège fondé par les d'Harcourt, et plus tard dans le choix qui le mit à la tête de cet établissement.

Après y avoir été boursier et régent de philosophie, il en devenait le proviseur, et cette élection le dédommageait bien de la disgrâce passagère dont il avait été l'objet de la part d'Etienne Gervais. Déjà, avant cette disgrâce, il occupait une situation enviée dans le corps universitaire.

Ainsi nous le voyons, le 27 septembre 1463, désigné comme procureur de la Nation de Normandie, pour faire partie d'une députation que l'Université envoyait à Louis XI*. Mais, en 1484, non seulement il est proviseur d'HARcouRT, nous le trouvons encore qualifié des titres de doyen de la faculté de théologie de Paris, curé de Saint-Gervais et archidiacre de Rouen. Le 21 janvier de cette même année il prenait possession de cette dernière dignité, en vertu de la résignation faite en sa faveur par Pierre des Champs, qui l'occupait avant

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