‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 86 sur 355 · G. de Mara, Epistolae et Orationes, xn · texte numérisé non relu

G. de Mara, Epistolae et Orationes, xn

ressources du collège cTHarcourt en faveur des boursiers. Nous avons trouvé aux Archives nationales, sur un ancien registre de celte maison, la mention d'un « contrat passé de- « vant les nollairesde Paris, le dernier juin 1505, contenant « la fondation faite par Pierre le Secourable, docteur « régent en théologie, grand archidiacre de Rouen, maître et « proviseur du collège (I'Hargourt, de premières et secondes « vespres en chacune Teste de Tan et dimanches où est ac* « coutume de dire audit collège messe haute, un obiit solen- « nel à pareil jour de son décès, et cependant une haute « messe de Nostre Dame, la vigile et prochain jour de la « Magdeleine, pourquoy il donne audit collège six livres pari- « sis de rente qu'il avait à prendre sur les biens de Robert « le Pellenier et sa femme. Et pour ce que les Artiens soient « payez entièremeut de leurs bourses pendant les trois mois « des vacations, il leur affecte le revenu de la maison par luy « fait bastie de neuf à la charge de chanter en la chappelle « dudit collège Salve Regina el le De profundis en la grande « salle des Artiens, tous les samedys après souper ' . » La maison dont il est parlé dans ce document était attenante au collège et louée en 1691, la somme de 500 livres à François Massebaut, maître cordonnier3. Ainsi Pierre le Secourable complétait l'œuvre des fondateurs. Songeant au malheureux sort des boursiers qui ne voyaient pas arriver les vacances sans appréhension, parce qu'ils ne recevaient rien pendant ce temps-là» il leur assurait un supplément de revenus qui les leur rendrait plus agréables. Sa charité ingénieuse lui permettait de rester I l'obligé des écoliers en demandant le secours de leurs prières. 11 n'oublia pas l'Université, car il lui légua cent livres pour être distribuées à ses régents, Mais quand il s'agit de faire la répartition de cette somme, les facultés ne s'entendirent pas : les trois premières voulaient qu'on fit quatre parts égales ; la faculté des Arts en réclamait sept, à cause des quatre Nations qui la composaient. DuBoulay, qui rapporte la contestation,

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