‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 87 sur 355 · Bib. de la Sorb., U. 132, n' 1, Fondations et donations · texte numérisé non relu

Bib. de la Sorb., U. 132, n' 1, Fondations et donations

dit qu'il en ignorait l'issue1. Ce fait confirme ce que nous remarquions au chapitre 1er sur les rivalités qui se manifcs-% taient parfois entre les diverses compagnies de l'Université. > Pierre le Secourable mourut en 1508, béni au collège d'HARcoimT pour sa générosité que le poêle Ybert nous représente comme un encouragement donné au culte des Muses :

Templa suis etiam cotait Parnassi* donis, Unde juventuti, rerum eui suppetat mus, Sufficiens Musis census legatur ab ipso*.

Le Secourable fut inhumé dans l'église du prieuré de Sainte-Catherihe-de-la-Coi ture, où on retrouva ses restes, en 1783, quand ils furent transférés à l'église Saint-Paul- Saint-Louis, rue Saint- Antoine \

Mais Pierre le Secourable inspira encore d'autres vers, qui méritent une mention spéciale, parce que nous les trouvons dans les Epistolae Pauli, éditées à la Sorbonne, in aedibut Sorbonae, à l'enseigne du Soleil d'Or, Aurei Soli$k, en 1491, c'est-à-dire vingt ans à peine après l'apparition du premier livre imprimé à Paris par les soins d'Ulric Gering, de Mayence, que les docteurs de Sorbonne avaient appelé et logé dans leur maison1. JEgidiue Delphus ou Giles Dell, théologien italien qui professa à Paris en 1507, était l'auteur de ces Epistolae Pauls, et, en les dédiant à Gering, son imprimeur, il vante, dans ces deux distiques, la science et la renommée de Pierre le Secourable :

Ad Ulricum Impressorem.

Accipe tam breviter paucis contesta diebus Ulrice, ai bona Bunt, sunt tua, dono tibi. Ànte tamen relegat Petrus doctissimus ille Quem Succurribilem candida fama canit.

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