G ou jet, Mémoire sur le Collège royal, 1. 1, p
3. Cité par M. H. Lantoine, Histoire de V Enseignement secondaire, p. 99.
précédent1, adressera l'Université ses doléances 5 ce sujet. En 1515, raconte D. Felibien, il se montra plus rigoureux : « Le Parlement, ayant mandé les principaux des collèges de » Navarre, des Bons-Enfants, de La Marche, du Cardinal- « Lemoine, de Concourt, d'HARcouRT, du Trésorier, et de
• Justice, leur fit défense de jouer ou permettre jouer en « leurs collèges aucunes farces, sottises, ou autres jeux contre
• l'honneur du roi, de la reine, de la duchesse d*Angoulême, « mère du roi, des princes et seigneurs de son sang et autres « de sa cour, sous peine de punition telle que le Parlement
• jugerait devoir ôtre faite2. » C'est ainsi que François Ier inaugurait la royauté absolue, qui sera le caractère de son règne, en ne tolérant pas plus que Louis XI qu'on le chansonnàt dans le pays latin. Il ne permettait pas davantage qu'on le raillât ailleurs, car il venait de faire enfermer à la prison d'ÂMBoisE trois comédiens de la Société des Enfants sans souci qui avaient représenté sa mère, Louise de Savoie, sous les traits de la Mère sotte, comme pillant honteusement la fortune publique et faisant tout marcher à son caprice.
Pour avoir quelques détails sur ce qui se passait dans notre collège, sous le provisorat de H* Boyrin, il faut les chercher dans les fondations et les acquisitions de propriétés qui venaient s'ajouter aux précédentes et améliorer la condition des boursiers. Ainsi nous relevons dans les factums harcuriens plusieurs legs importants faits, en 1509, par un des insignes bienfaiteurs de la maison, Geoffroy Herbert eu Hébert, évéque de Coutances. Il donne d'abord aux boursiers « la seigneurie du Bois des Préaux, sis dans la « paroisse de Saint- Jean-des-Champs3, qu'il avait acquise le « 19 août 1505 pour la somme de quatre mille livres, cent « écus sol (au soleil) ». Puis il y ajoute « la terre et le fief de « La Hâte et La Héoouinière (commune de Saint-Nicolas),