‹ L'ancien Collège d'Harcourt et le Lycée Saint-Louis. Notes et documents pour la plupart inéditsChapitre 95 sur 355 · Gallia Christ., t. XI, col · texte numérisé non relu

Gallia Christ., t. XI, col

deux bourses et deux boursiers, dont chacun aura chaque semaine autant que chacun des vingt-huit boursiers fondez autrefois par Révérend Père en Dieu Monseigneur Robert de Harcourt, en son vivant évoque de Coutances, et par le seigneur Raoul de Harcourt, son frère, archidiacre de Cotentin, que aussi pour l'augmentation des bourses des artistes de quatre sols Pari sis à chacun par chaque semaine, et encore pour l'augmentation des bourses des théologiens, lesquels n'aïant eu jusqu'à présent que cinq sols la semaine, en auront trois de plus, en sorte que chaque semaine ils auront nuit sols, aux charges néantmoins et conditions contenues en la chartre ou instrument qui fut dressé, le 7 du mois d'octobre 4509, entre nous, Geoffroy, évéque de Coutances, et messire Jean Boy vin, proviseur dudit collège, Guillaume le Sauvage, Robert Cornet, et autres boursiers actuellement résidents audit collège, tant théologiens, artistes que grammairiens. Nous supplions donc très-instamment nosdits exécuteurs de vouloir bien veiller avec soin à exécuter promptement et sans aucun délai de notre testament et legs y contenus, attendant la récompense qu'ils en recevront dans le ciel. Fait et dicté au château de Coorcy, dans le diocèse de Séez, dans la chambre où nous demeurions durant notre maladie, en présence de messire Amaury de Sainte-Marie, alors intendant de notre maison, messire Jean Greauline, prêtre et curé de Gourcy, appelez à ce sujet pour être témoins et jurez comme cy-dessus. L'an 4509, le premier jour de janvier, ce testament a été fait et passé devant moy, Théobaud de Fromentières, prêtre licencié aux loix, chanoine du pénitencier de l'église de Coutances, et curé de Saint-Ébremond-de-Bonfossé, en présence desdits témoins, l'an et le jour susdit, en témoin de quoy nous avons apposé notre seing manuel. »

Ainsi signé : De Fromentières4.

Cette pièce n'est pas à dédaigner, car, dans notre pénurie de documents elle a l'avantage de certifier, d'une manière authentique, que le proviseur du collège d'HARCouRT, en 1509» s'appelait bien Jean Boyvin, et non pas Jean Boutin, comme l'a imprimé, dans ses documents sur l'histoire de l'Université de Paris1, Ch. Jourdain, d'après une liste défectueuse empruntée à un registre conservé aux Archives nationales*5. Nous y constatons encore que le collège d'HARcocRT

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