Arch. nat., S
comptait, au commencement du xvf siècle, au nombre de ses principaux boursiers, Guillaume le Sauvage et Robert Corbet, et qu'il avait même son contingent complet de boursiers théologiens, arliens et grammairiens. Il y a donc là une preuve de Tétai de prospérité de la maison, puisque l'évêque de Coutances songe à augmenter le nombre des bourses pour donner satisfaction aux postulants qui affluaient. Hais aussi nous pouvons y voir un témoignage de la trop grande modicité des bourses de la fondation primitive, puisqu'il cherche à en relever la taxe. On trouve également, aux Archives nationales, la mention d'une rente de 160 livres sur le Mont- Saint-Michel, pour des baux de propriétés appartenant au collège d'HARCouRT et les titres sur parchemin de la donation des fiefs de la Havb et de la Hêdocinière, avec la dispense du ban et de l'arrière-ban, c'est-à-dire du service militaire pour les possesseurs de ces fiefs1. À cette même source un document fait mention, à la date du 29 avril 1510, de la prise de possession des fiefs de la Haye et la Hédouinière par Robert Goulet, procureur du collège d'HARcouRT, délégué par le proviseur et les boursiers1. Enfin, en 1516, le collège faisait un héritage. Robert de Nulli lui léguait un domaine à Bagnbux*.
Le proviseur Boyvin voulut aussi laisser au collège d'HARcourt un témoignage de sa bienfaisance, en fondant un obit avec distribution de cinq sols à chaque boursier qui y assisterait4. Deux ans après il mourait, et on nommait pour lui succéder Jean Horin, du diocèse de Lisieux.
Le nouveau proviseur qui va administrer le collège de 1517 à 1522 ne nous est pas plus connu que le précédent. Le factum des fondations du collège dit seulement qu'il fut principal des grammairiens au collège de Navarre avant de devenir proviseur d'HARcouRT5. Il est encore fait mention de lui