SCÈNE VI ff
M'est nécessaire!... Enfin, c'est tout, laissons cela; Cours saluer ta mère et puis...
Jeanne^ suivie de Seconde^ met les pieds au seuil de la chaumière*
Tiens, la voilà, Ma Jeanne.
SCÈC^E VI Les Mêmes, JEANNE, SECONDE.
Qu'est-ce donc, Pierre?... La maison croule, Et moi, j'accours malgré ta défense...
PIERRE
Oui, ma poule, On cornait un peu trop fort ici, j'en conviens.
// désigne Jean, et très fier :
Il a du poil, ton œuf! quel bourru!... Souffle, et viens Avec ce sans pareil au coude de la route Où tu ne mettras pas ma caboche en déroute Par tes pleurs, j'imagine... Allons!
// serre dans ses mains celles de son fils et sort^ affectant d'être très ferme.
JEAN, le suivant des yeux.
Il est navré, Dans le fond, comme moi.
f6 l'ancien
SCÈCNiE VII JEANNE, SECONDE, JEAN.
JEANNE
Cela donc est-il vrai, Jean ?
SECONDE
Nous oublieras-tu, toi, notre idole?
JEAN, avec résolution,
4 L'heure,
Est cuisante, mais pas au point que l'on en pleure. Un peu de nerf, ah ! moi je prétends en avoir Pour nous trois!... On dirait, franchement, à vous voir, Que jamais n'arriva calamité pareille Et que tout est perdu ! J'entends d'une autre oreille, On se rejoindra, mère, et, pour sûr, le local. Ce jour-là, vibrera de mon cri musical; Et puis, toutes deux, vous, vieillotte, et toi, jeunette^ Vous me cajolerez tant et plus...
Kîant au nez de sa fiancée :
O minette, Je te comprends ! Tu crains. . . oui, tu crains pour mon cœur Et que d'une étrangère on rentre ici vainqueur ;