‹ L'ancien Hotel de Ville de ParisChapitre 40 sur 68 · DE METZ · texte numérisé non relu

DE METZ

Ce tableau est de M. Roslin, peintre de portraits, conseiller de l'Académie de peinture et sculpture de Suède, chevalier de l'ordre de Vasa. Il a été fait en mémoire de la convalescence de Louis XV, à son retour de Metz. L'artiste a saisi l'instant où le roi arrive à l'Hôtel de Ville, accompagné de M»"' le duc d'Orléans, de Me' le Dauphin, père de S. M. Louis XVI, de M'''' le prince de Condé. et de M. de Beringhen, son premier écuyer. On voit devant le roi : 1° Ms' le duc de Gèvres, gouverneur de Paris, qui est debout; à sa droite et à genoux, sont : 2° M. de Bernage, prévôt des marchands; 3", 4", 5°, 6° MM. Baizé, Pierre Sauvage et Huet, échevins, debout à sa droite; 7° M. Moriau, procureur du roi; 8° derrière lui et debout, la première personne adossée à la colonne est M. Taitbout, greffier; 9° celle qui est au bord du tableau est M. Boucot, receveur; 10° et derrière, dans le lointain, M. de Laleu, colonel. Dans le haut du tableau est une figure allégorique portée sur des nuages; elle représente la Ville qui reçoit le prince bien-aimé avec attendrissement; à la gauche, on aperçoit une voiture de la cour, un écuyer cavalcadour et un page du roi. Ce tableau porte quatorze pieds de large sur dix de haut.

AVANT LA RÉVOLUTION. 141

TABLEAU A l'occasion de l'avant-dernière paix, en 1762

Ce tableau est de feu M. Halle, recteur et trésorier de l'Académie royale de peinture et sculpture, et chevalier de Tordre du roi.

Il a été ordonné à l'occasion de l'avant-dernière paix, en 1762. L'on y voit la déesse Minerve qui annonce à la- Ville de Paris la Paix qu'elle lui amène, en la couvrant de son égide; elle est portée sur des nuages et tient d'une main plusieurs branches de laurier, et de l'autre une corne d'abondance, d'où sortent différentes fleurs qui se répandent sur les génies des sciences et des arts. Le corps de ville les reçoit avec joie. On peut reconnaître facilement les principales personnes dont il était composé : 1° au milieu, et en face de la déesse, M. de Pontcarré de Viarmes, prévôt des marchands; 2° la première personne qui est derrière lui est M. Merciçr, échevin; 3° à la gauche de M. de Pontcarré, est M. Babille, échevin; 4° derrière M. Babille, la seconde avant-dernière personne est M. de Varenne, échevin; 5° l'avant-dernière est M. Jollivet de Vannes, procureur du roi; 6° la personne adossée à la troisième colonne du milieu est M. Taitbout, greffier; 7" la dernière personne dans le coin, à gauche du tableau, est M. Hay, colonel.

Cette scène se passe dans une salle décorée de plusieurs colonnes et pilastres de l'ordre dorique, lesquelles soutiennent une corniche du même ordre.

Ce tableau est placé dans l'escalier de la bibliothèque de la ville, il porte quatorze pieds de large, sur dix de haut.

TABLEAU l'inauguration de la place louis XV en i 762

Ce tableau est de M. Vien, peintre du roi, chevalier de son ordre, recteur de son Académie de peinture et ancien directeur de l'Académie de France à Rome.

Il représente l'inauguration de la place Louis XV en 1762. On voit dans le milieu M. le duc de Chevreuse, gouverneur de Paris, monté sur un cheval blanc; il est accompagné à sa gauche de M. de Pontcarré de Viarmes, prévôt des marchands; derrière M. de Chevreuse sont MM. Mercier, Babille et de Varenne, échevins, et M. Jollivet de Vannes, procureur du roi. Devant M. de Chevreuse, à droite du tableau, est M. Taitbout, greffier en chef. On voit dans le fond la statue équestre du roi, nouvellement posée. Le paysage et les bâtiments de la place caractérisent le lieu et le motif de la scène : sur le devant, à gauche, on voit une vieille femme et deux Savoyards qui se battent pour avoir l'argent qui vient de leur être jeté. Le tableau est de même grandeur que le précédent.

Hébert, dans sa Desa'iption des monuments de Paris, mentionne deux tableaux par les Vanloo ; le premier, œuvre de Louis- Michel Vanloo, représentait la naissance de Louis XIV ; le second, par Carie Vanloo, exécuté en commémoration de la paix de 1739 entre la France et l'Empire, se trouvait à droite en entrant dans la grande salle.

Leroux de Lincy signale également deux autres tableaux sans en faire connaître les auteurs : Henri IV à cheval, faisant son entrée dans Paris; et l'entrée de Louis XVI dans la même ville, en 1774, à l'occasion du rétablissement du parlement.

A l'exception du tableau de Dumont qui se trouve actuellement dans le cabinet du préfet de la Seine et qui est parvenu jusqu'à nous, on ne sait par suite de quelles heureuses circonstances, et de quelques fragments du tableau de Largillière, relatif au mariage du duc de Bourgogne, qui ont été vendus au musée de l'Ermitage par Denon, toutes ces peintures ont disparu pendant la première révolution. Ont-elles été détruites, ou sontelles enfouies dans quelques coins inconnus? On l'ignore complètement. Toute trace en est perdue depuis longtemps.

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