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RUE SOUS-LE-FORT

Cette rue occupait le même terrain qu'elle a maintenant, et son nom est significatif. Elle était habitée par 189 âmes et contenait 49 feux.

C'était, en 1716 comme en 1890, une rue de marchands : on en comptait 11, ce qui était beaucoup pour une seule rue, à cette époque reculée. Parmi les noms de ces marchands, on remarque les noms suivants disparus du pays : Etienne Mirabeau, ou plutôt Mirambeau, Gabriel Gregssac, Pierre Haimard, Louis Prat (peut-être Pratte d'aujourd'hui bu plutôt Duprat) et Marie-Marguerite Du Roy, veuve de Claude Chasle.

Pierre Haimard était marchand et médecin ; il fut inhumé dans l'église de Québec, en 1724. Prat était marchand et capitaine du port Avec

iui demeurait une de ses nièces : Jeanne Béchard, âgée de 15 ans. Il fut aussi inhumé dans l'église de Québec, en 1726.

Il y avait en outre, sur cette rue, trois médecins : Jean Coutard, PienvHaimard (déjà nommé) et Grervais Beaudoin ; Jean-Bte. Couillard de l'Espinay, lieutenant particulier des troupes et frère de Louis, seigneur de Saint-Thomas ; Louis Prat (déjà nommé) marchand et capitaine du port ; Alexandre Rivet du Souchet, capitaine des gardes de la ferme du roi ; Jean-François Martin de Lino, procureur du roi ; Jean Cognet ou Coignet, huissier au Conseil, et François Rageot, notaire,, fils de Grilles Rageot, greffier de la Prévôté et notaire royal, mort à Québec, en 1692. %

François Rageot, qui demeurait sur la rue Sousle-Fort, en 1716, avait deux frères de prêtres : Philippe, qui mourut curé de Kamouraska, en 1711, à l'âge de 33 ans ; et Charles-Jean-Bte Morin-Rageot, mort à Montréal, en 1729, âgé de 49 ans. Il signait Charles Rageot, et aussi Charles Morin, le nom de sa mère, Marie-Madeleine Morin.

Il y eut aussi un autre frère, Nicolas Rageot de Saint-Luc, mort en 1703, et qui fut, lui aussi, notaire royal et greffier de la Prévôté.

Tous les enfants de Grilles Rageot, au nombre de 9, étaient nés à Québec, de 1674 1692.

On trouvait encore sur cette rue, en 1716 : 1 tonnelier ; 5 navigateurs ; 1 armurier ; 1 perruquier ; 1 cordonnier ; 1 blanchisseuse, Thérèse Charpentier ; 2 aubergistes : Laurent Normandin dit Sauvage, et Louis Grunière ou Dunière ; 1 tailleur et 1 forgeron.

Ici comme sur la rue Sault-au-Matelot. on trouve des résidents d'origine anglaise : Marie- Madeleine Stilson, femme de Jean-Baptiste Cardinet dit Chevalier, perruquier ; Joseph, anglais, domestique de Pierre Haimard, et Marie-Madeleine Rollis, ou plutôt Willis, prise et amenée à •Québec par les Àbénaquis, à l'âge de 8 ans, baptisée le 23 juin 1692, à Montréal, et filleule de Frontenaô. Elle se maria trois fois et la troisième fois à Barthélemi Cotton, propriétaire du terrain de la côte de ce nom. En 1716, elle était la femme de Pierre Perrault dit Drésil ou plutôt Deryzy, marchand.

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