LA RUE SAINTE-FAMILLE
Cette rue n'avait pas alors le parcours qu'elle a maintenant. Elle partait de la boulangerie du Séminaire de Québec, presque à l'encoignure actuelle des rues feainte-Famille et de la Fabrique, et allait, en descendant, jusqu'aux remparts et la rue Saint-Joseph ; c'est-à-dire qu'elle parcourait la rue Sainte-Famille et la rue Garneau d'aujourd'hui.
Il n'y avait que 44 âmes et *J feux. Les sept chefs de famille de cette rue se répartissaient comme suit : Etienne Dubreuil, notaire (près de la boulangerie) avec sa femme et 10 enfants ; Pierre Gratis, maçon, avec femme et un neveu ; Jean Cluseau dit l'Orange, tambour-major, avec femme et 11 enfants , Guillaume Nicolas, menuisier, avec femme, 2 enfants et 1 sœur de sa femme ; Pierre Dupuis dit Saint-Pierre, journalier, femme et 3 enfants ; François Eenaud, journalier, seul avec sa femme, et Jean Boucher dit Belleville, maçon, femme et 2 enfants. Ce Belleville a déjà été nommé en parlant de la rue Couillard.
Etienne Dubreuil eut trois femmes : Marguerite Le Gardeur, (en 1691), Marie- Anne Chevalier
(en 1703) et Marie-Jeanne Routier (en 1713). Il mourait en 1734, à l'âge de 70 ans.
Le notaire Dubreuil, chargé d'une nombreuse famille, était pauvre, et, sans le travail que lui procurait constamment le Séminaire de Québec, il aurait connu la misère. On voit, aujourd'hui, aux archives de cette ancienne et bienfaisante institution, une masse de vieux documents transcrits par Etienne Dubreuil.