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grandes; c'est qu'elle est douée de qualités souveraines à certains égards; c'est qu'il n'y a pas aujourd'hui, sous le soleil, de race plus morale, plus honnête, et je dirai même plus intelligente. Et, si l'honorable député venait dans le Bas-Canada, je le conduirais avec orgueil dans l'une de ces anciennes paroisses des bords du Saint-Laurent et de ses tributaires, et je lui ferais voir une population à laquelle, si préjugé qu'il soit, il ne pourrait s'empêcher d'appliquer les paroles du poëte à l'adresse de ceux qui habitaient autrefois le bassin des Mines et les prairies de Grandpré
En cela, je ne revendique rien qui ne soit légitimement dû à mes compatriotes ; mais je dis : Laissez les deux races vivre à côté l’une de l’autre, chacune avec ses traits caractéristiques ; elles n'en seront que plus rapidement unies dans une communauté d'aspiration vers un but commun :
celui de rester anglaise d'allégeance et canadienne de sentiment
Voilà le langage d'un chef; tel est le langage d'un homme d'Etat.
Encore une fois, je dirai à tous ceux qui aiment les jouissances intellectuelles, la lecture de ce qui est beau, noble et sérieux : “ procurez-vous Wilfrid Laurier à la tribune et Lisez-le avec attention. ”