‹ L'ancien régime (volume 2)Chapitre 146 sur 192 · Voir la note 5 à la fln du volume · texte numérisé non relu

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2. Théron de Montaugê, p. 109. (1763.) A cette époque le salaire est do 7 à 12 sous par jour en été.

3. Archives nationales. Procès-verbaux et cahiers des États-Généraux, t. 59, p. 6. Mémoire à M. Necker par M. d'Orgeux conseiller honoraire au Parlement de Bourgogne, 25 oct. 1788.

4 Ibid. H, 1418. Lettre de l'intendant de Limoges du 26 février 1784.

ger, ils ne travailleraient plus * ; même dans l'intérêt du maître, il faut à l'homme sa ration de pain, comme au bœuf sa ration de foin. « En Bretagne % c'est une vérité « notoire que les neuf dixièmes des artisans, quoique mal ' « nourris, mal vêtus, n'ont pas à la fin de l'année un a écu libre de dettes ; » la capitation et le reste leur enlèvent cette unique et dernier écu. A Paris', « le cendrier, « le marchand de bouteilles cassées, le gratte-ruisseau, « le crieur de vieilles ferrailles et de vieux chapeaux, » dès qu'ils ont un gîte, payent la capitation, trois livres dix sous par tête. Pour qu'ils n'oublient pas de la payer, le locataire qui leur sous-loue est responsable. De plus, en cas de retard, on leur envoie un « homme bleu, » un garnisaire, dont ils payent la journée et qui prend domicile dans leur logis. Mercier cite un ouvrier, nommé Quatremain, ayant quatre petits enfants, logé au sixième, où il avait arrangé une cheminée en manière d'alcôve pour se coucher lui et sa famille. « Un jour, j'ouvris sa a porte, qui n'avait qu'un loquet ; la chambre n'offrait « que la muraille et un étau ; cet homme, en sortant de « dessous sa cheminée, à moitié malade, me dit : « Je « croyais que c'était garnison pour la capitation. » — Ainsi, quelle que soit la condition du taillable, si dégarni et si dénué qu'il puisse être, la main crochue du fisc est sur son dos. Il n'y a point à s'y méprendre : elle ne se déguise pas, elle vient au jour dit s'appliquer directement et rudement sur les épaules. La mansarde et la chaumine, aussi bien que la métairie, la ferme et la maison, connaissent le collecteur, l'huissier, le garnisaire; nul taudis n'échappe à la détestable engeance. C'est pour eux qu'on sème, qu'on récolte, qu'on travaille, qu'on se prive; et, si

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