Acte de sépulture de Mlle Du Fresne comédienne
Reg. paroissiaux de Téglise Saint-Cybard de Poitiers. Arch.comm.de Poitiers, reg, par. n*» 58.
PuBL. : Bricauld de Verneuil. Molière à Poitiers, p. 54.
Le premier jour de novembre 1648, est alée de cette vie en l'autre Madii^' du Fresne, comédiene, et son corps inhumé le jour et an susdit en Téglise de St Cibard. • .
1649, 8 novembre, Poitiers.
Communication par le maire d'une lettre du sieur Morlière, comédien^ qui demande à venir passer une couple de mois en ville avec ses compagnons.
Reg. des délibérations du corps de ville de Poitiers. Arch.comm. de Poitiers, reg. loi, p. 83.
PuBL. : Bricauld de Verneuil. Molière à Poitiers ^ p. 55.
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le huictiesme jour de novembre mil six cens quarante neuf.
... Monsieur le Maire a proposé qu'il a receu une lettre du sieur Morlière, comédien, qui demande permition de venir en ville avecq ses compagnons pour y passer ung couple de mois, qu'il n'a vouliu faire response sans en conférer. A esté arresté que monsieur le
Maire verra avec le Lieutenant gâiiéral pour empescher que les dits comédiens viennent en ville, attendu les misères du temps et cherté des bleds.
16R0, 21 novembre, Poitiers.
Comédiens faxés^ suivant les anciennes coutumes^ à vingt ^ livres par semaine au profit des pauvres.
RejT. dfs dëlit)cration8 du corps de ville de Poiliers. Arch. comnu de Poitiers, rriç. ioi,p. 83.
PuBL. : Bricauld de Verneuil, Molière tï Poitiers, p. 55.
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le xxi* novembre mil six cens cincquante.
... Sire Jacques Mayault, pair et eschevin, a raport^^ que, suivant les antiennes coustumes, il a voullu obliger les comédiens qui sont en ville de bailler pour les pauvres ; avecq lesqueli il a arreal^ qu'ilz bailleront, pendant lesdeuxiepmainesqui restent jasques aux Adventz, vingt livres pour chacune desd. sepmaines, et que pour la présente ilz ont donn^ lesd. vingt livres qui ont esté baillées k Huilier, masson, pour travailler aux réparations de l'aumosnerie. A esté led. sieur Mayault remercyé.
l(i50, 28 novembre, Poitiers.
La taxe de vingt /ivres par semaine sera exigi^eù F avance des comédiens sans attendre r/u'i/s -donnent une representation au profit des pauvres.
Rei(. des délibérations du corps de ville da Poitiera. Arch. comin. de Poilicra, re^c* lo?, p. iiK.
FuBL. : Bricauld de Verneuil : Molitrt à Poitierif p. 5<>.
An Conseil ordinaire tenu en la Maison commune delà \ille de Poictiers, le vingt buiciiesme novembre mil six cens cincquante*
... Sire Jacques Mayaud, pair etesehevin, a rapporté qu'il a fairi
payer aux commédiens vingt livres pour la dernière sepmaine qu'ils ont jouhé, qui a esté employée en bois pour les pauvres de Taumosnerie, et que sur ce que lesdicts comédiens volloyent encores jouer le jour d'hier premier dimanche de l'Advent, disant qu'ils avoyent permission d'une personne d*octorité, il les a empeschez ; qu'il seroitbon d'arrester que à Tadvenir aulcungs commédiens ne seroient receuz à jouer, sinon en baillant par sepmaine pareille somme de vingt livres du moings, pour la néccssitté des pauvres, aflfin que ce leur soict chose certaine, sans attendre qu'ils baillent un jour pour lesditz pauvres comme l'on avoict accoustumé de faire, en quoi il y avoict toujours quelque abus. A esté ledict sieur Mayaud remercié, et arresté que doresnavant messieurs les maires seront priez, que baillant permission aux commédiens de jouer en ville, ce sera à la charge de bailler auxd. pauvres par sepmaine du moings lad. somme de vingt livres.
1650, 26 décembre, Poitiers.
Requête des comédiens en diminution de taxe rejetée par te Conseil.
Reg. des délibëratîoDs du corps de ville de Poitiers. Arch. comm. de Poitiers, reg. 102, p. x33.
PuBL. : Bricauld de Verneuil : Molière à Poitiers y p. 56.
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le vingt sixiesme décembre mil six cens cinquante.
Sire Jacques Mayaud, pair et eschevin, a proposé qu'il y a
des commédiens en ville qui ont rapporté avoir permission de jouer, mais qu'ayant sceu qu'il leur falloict bailler pour les pauvres deux pistolles touttes les sepmaines, ils ont trouvé que c'estoict beaucoup et l'ont prié d'en parler au Conseil pour avoir diminution, sur quoy il est à adviser. A esté arresté que lesd. commédiens ayant la permission de jouer, bailleront, ainsi qu'il a cy-devant esté arresté» par sepmaine, vingt livres payables par advance, qui sera employée pour les nécessitez des pauvres de Taumosnerie.
1651, 9 janvier, Poitiers.
Nouvelle requête des comédiens en diminution de taxe rejetée par le Conseil.
Reg. des délibéra tîoiu du corps de ville de Poiiier*. Arc h. comm. de Poitiers, reg. loa, p. i25.
PusL. : Bricauld de Verneuil : MoUért à Poiiiers^ p. Sy.
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le neuflesme janvier mil six cens cinquente an.
... Monsieur le Maire a rapporté une requeste présentée par les oommédieos qui sont en ville^ qui demandent diminution sur la somme do vingt livres qui leur a esté ordonnée pour bailler par sepmaine aux pauvres, sur ce qu'ils disent qu'il y a peu de personnes qui les assistent autres que des escolliers qui ne payent poinrt et ne gaignent pour payer les fraiets de leur th^tre. A esté arresté que lesd. oommédiens payeront ladicto somme de vingt livres, ainsy qu'il a cy devant esté ordonné, et seront contraincts de payer ce qu'il doibvent par saisie et arrest de leurs meubles et bagages, nonobstant oppositions ou appellations, attendu ce dont il s'agit.
1651, 24 avril, Poitiers.
Taxe des comédiens réduite à dix livres par semaine et garantie par les maîtres du Jeu de paume.
Reg. des déUbératîoiis du corps de ville de Poitiers. Arch. comn. de Poitiers, reg. loa, p. a43.
PuBL. : Bricauld de Vcmeuîl : Moliért à PoUitrt^ p- S?*
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le vingt quatriesme jour d'avril mil six cens cinqtianla ung.
... Sire Jean Pidoux, pair et eschevin, a proposa que Ton Ta adverty que des comédiens se proposoient de venir en ville pour
jouer, s'est raporté au Conseil sy on leur baillera permission. A esté arresté qu'il sera baillé permission auxdicts comédiens, moyennant qu'ilz bailleront pour les pauvres la somme de dix livres par sepmaine par advance, dont les maîtres du tripot demourront responsables.
1651, 22 mai, Poitiers.
Le maître du jeu de paume des Flageolles rendu responsable de la taxe de dix livres due par les comédiens qui jouent dans sa salle.
Rcg. des délibéralioQS du corps de ville de Poitiors. Arch. comm. de Poiliers, reg. 102, p. 270.
PuBL, : Bricauld de Verneuil : Molière à Poitiers, p. 58.
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le vingt deuiiesme jour de may mil six cens cinquante ung.
... Sire Jacques Mayault, pair eteschevin^ a proposé qu'il a cy davant esté ordonné que les comédiens qui sont en ville bailleront aux pauvres par chaiscune sepmaine la somme de dix livres; qu'il seroit à propos de les faire payer et en randre responsable lemaistre du jeu de paulme des Flajolles, où ilz ont leur théâtre. A esté arresté que le procureur de la pollice demandera aux dicts comédiens ladite somme de dix livres par chaiscune sepmaine pour les pauvres, et advertira le paulmier qu'il en sera responsable et que lesdicts comédiens seront advertiz de ne laisser entrer dans le jeu de paulme où ilz ont leur théâtre aulcuns escolliers avecq leurs espées et autres armes pour empescher les querelles et désordres que l'on y faict d'ordinaire ; et, où on voudroitles contraindre, en donneront incontinant advis audict sieur Hayault pour y estre pourveu.
1651, 27 mai, Poitiers.
Acte de baptême de François Le Hoy^ fils de Nicolas^ sieur de La MarrCj et de Simonne de La Chappe.
f\ef^. (laroUsiaux lie l*c^lî»e S(-Cyl>ard de Paîlicru. Arcli. coimu.de Poîtiera, reg. par. 57.
PuBL. : Bricauld de V'eroeuil : Molière à Poitiers^ p. 5K.
Ld 27 may 1U51 a esté baptizé François, fils de H' Nicolas Le Roy, sieur de la Marre, et do damoiselle Simonne de La Chappe ; les parrein el inarrenne sont M' François de la Motte et damoiselle Françoise Mesnier.
Françoise Mssmsr. Dk i.a Mottk. Nicolas li Roy dit la Mamis. J. Hubert, curé de Saint-Cibard.
1651, 29 mai, Poitiers.
Jatf/ues Barrault^ notaire ^chargé de répartir les dix livres versées par tes comédiens au profit des pauvres.
Reiç* des délibèratiooi du corps de ville de Poitiers. Arch. comm • de Poitiers, rei;;. 102, p. 272.
PuBL. : Bricauld de Verneuil : Miliére à PoHier$^ p. 58.
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le vingt et neutiesme may mil six cens cinquante ung.
... Sirt"» Jean Pidoux, pair et eschevtn, a rapporté que les comédiens ont payé lesdix livres qu*ilz doibvent de laseproaine dernière pour les pauvres, « suivant qu*il a cy devant esté arresté, lequel argeant et autre qui sera payé par lesdicts comédiens sera mis entre les mains de M* Jacques Barrault, notaire, pour estre dellivré ainsy qu'il en sera ordonné pour la nécessité des pauvres.
1052, 5 juillet, Poitiers.
Acte de sépulture de Sirolas de Ijérole^ sieur de ifaint^ MauricCy comédien.
Reic. paroi Hsiaux de IVtclise SaiD(r-(>p|>or(uQr de Poitiers. Arclu coiiim. de Poitiers, retç. par. 337.
PuBL. : Bricauld de Veroeutl : Molière ù Foittrrs^ p. 54j.
Le cînquiesme de juillet 1652 est mort ea Nostre Seigneur H' de Saint-Maurice, comédien, en l'hostelerie de TEscu, et a esté enterré le lendemain en l'église de Sainte-Opportune. Bequiescat in pace.
1652, 29 juillet, Poitiers.
Acte de mariage de Philbert Gassot , sieur Ducroisj/j et de Marie Claveau^ veuve de Nicolas de Lécole^ comédien.
Reg. paroissiaux de TégUse StrCybard de Poitiers. Arcb. comnï. de Poitiers, reg. par. 58.
PuBL. : Bricauld de Verneuil : Molière à Poitiers^ p. 55:
Le 29 juillet 1652 ont estez espouzez en face de nostre sainte mère Ste-Eglise,un ban solennellement publié sur la dispense des autres, M** Philbert Gassot, fils de feu M*^ Jehan Gassot, natif de Paris, et de damoiselle Barbe Blancbarler, et damoiselle Marie Claveau, iillé de M*" Loys Claveau et de damoiselle Marie Boursault, natifve de Ste- Ermine en bas Poictou. Estoient présents au mariage : M*" Nicolas Lion, s** de Beaupré, Henri Piter, s' de Longchamp, Jehan Guillemois du Chesne, Henry Faconnet, secrétaire de M'' le- duc de Rouanay, Jehan Citois, Charlotte Legrand, Yictorin Guérin, M« Guillaume Courtin, Nicole Claveau et plusieurs autres parens et amis desdits conjoints.
Philbbrt Gassot. Marib Claveau. Faconnet. G. Courtin. Beaupré. LONGGHAMPT. CHARLOrTK LeGRAND. GuJLLBMOY. J. HeRBERT, CURÉ DE St CiBARD.
1654, 29 septembre, Fontenay-le-Comte.
Acte de baptême de François Janneçuirij fils de Claude et Magdeleine Desurlis.
Reg. paroissiaux de TégUse Notre-Dame de Footenay. Ârch. comm. de Fontenay-le -Comte.
PuBL, : Fillon. Recherches sur le séjour de Molière dans VOaest de la France^ P« '7-
Le vingt oourviesme de septembre a esté baptisé François, fils légitime, comme m*ont assuré les soubsignéSide Claude Jennequin» natif de Challoiis en Champagne, et de Magdeleine Uesurly (tic\ native de Montargys; le parrain François Serdin; la marraine Catherine Desurly.
FaAN(/iis Skrdin; CATKaiNC DesuRLis; Jannbqdin; F. de la Cour; J. Lbscu; dc Hautsrogbb; Aubinbad» vicaire.
1656« 6 novembre» Poitiers.
Comédiens avertis d*avoir à payer le droit des pauvres^
H«g. des dèlibëratioQS du corps de ville de Poitiers. Arch. comm. de Poitiers, reg. 107, p. 84.
PusL. : Bricauld de Vemeuil. Molière à Poitiers^ p. 59.
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de PoictierSyle sixiesme jour de novembre mil six cens cinquante six.
... Sire Jacques Mayaud, pair et eschevin, a dict qu'il y adesjà longtemps que les comédiens sont en ville; que la cousturoe est de leur faire bailler une journée pour les pauvres ou quelque somme d'argeant. A esté monsieur le Maire pryé de faire advertir lesdicts eomédiens de bailler pourles pauvres, et retirer d*eux deux pistoiles.
1657, 2 juillet, Poitiers.
Produit du droit des pauvres partagé par moitié entre ClIdtel'Dieu et tes Pauvres renfermés.
Reg. des délîbératioas du corps de ville de Poiiiem. Arch. ceoun. de Poitiers, reg. 107, p. st6.
PuBL. : Bricauld de Vrroeuil. MMirre à Poitiers^ p. Sij.
Au Conseil ordinaire tenu en la Msison commune de la vilU* de Poictiers, le deuiiesme juillet mil six cens cinquante sept.
Sire Jacques Mayaud, pair et esche vin, a dict que la cous«
lume est que, quand il v a des comédiens en ville^ qu'ilz doibvent bailler quelquesommed'argeant pour les pauvres; qu'il seroit bon d'advertir ceux qui sont à présent d*y satisfaire. A esté monsieur le Maire pryé de menderlesd.commédiens et les obliger de bailler pour les pauvres le plus qu'il pourra pour estre partagé par moictyé à rHostQl-Dieu et pour les Pauvres Renfermés.
1657, 7 juillet, Poitiers.
Acte de baptême de Anne^Marie Jannequin^ fille de Claude et Magdeleine Desurlis.
Reg. paroissiaux de l*église Saint-Cybard de Poitiers. Arch. comm. de Poitiers^' reg. par. 67.
PoBL. : Bricauld de Verncuil. Molière à Poitiers^ p. 60.
Le 7 juillet 1657 a esté baptizée Anne Marie, fille de M'' Claude Jannequin et de darnu* Magdelaine Desurly : les parein et mareine M<^ M^ Jehan de Razes, escuyeri s** de Mozoz, et.damU» Anne Marie de Bessay.
Jehan Derazes. Anne Marie de Bessay. Jannequin. J . Herbert,
CURÉ DE Sa)NT-CiBARD.
1663^ 20 octobre, Loudun.
Acte de sépulture de Antoine Sournaisy sieur de Mondion^ foueur de marionnettes.
Papier des eaterremeots de Téglise de Saint-Pierre du Marché de Loudun. Arch. comm, de Loudun,
Octobre 1663... Le 20 au G[rand] C[imetièreJ un joueur de ma« rionnette, mort cnez Halbert, chappelier, nommé Antoine Sournais» S' de Mondion. M^ Aubineau a assisté. 4 cier[ges].
PIÈCES JUSTIFICATIVES 3i7
KSGS, 2 mars, Poitiers.
Autorisation accordée à des danseurs de corde fjour la durée de la foire seulement,
Reg. des délibérations du corps de ville de Poitiers* Arcb. coinm» de PoilierSyre^. iiS, p. 112.
Indi^. : Cloazot. La Tradition en Poitoa^ p. 3 16.
Au Goaseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le deuiiesroe mars mil six cent soixante et cinq...
• . . Monsieur le Maire a proposé de donner permission à des danseurs de cordes qui sont en cette ville de paroistre en public. A esté arresté veu que le temps de caresme répugne à ces diirertisse» ments pubitcqs que la dicte permission ne sera donnée aus dicta danseurs de corde que pour la sepmaine de la foire soullement.
iOfiU» 18 janvier, Poitiers.
Autorisation accordée à une troupe de comédiens du roi à la charge de donner leur première représentation au profit des pauvres,
Rei^. den délibérations du corps de ville de Poitieni. Arch« comm. de Poitiers, rei^. ti6, p. 91,
Pu BU : Clouzol. Retme itla$irée des provinces de POnest, fcv. i8«>5, p. i6s.
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le dix-huitiesme jour de janvier mil six cens soixanio et six,
... Mon dict sieur le Maire a rapporté la requête pn*senté par une trouppe de commédiens du Roy tendant a ce qu'il leur soit permis de représenter en celte ville quantité de comédies et autres pièces de théâtre qu'ils ont pour la satisffaction du public.Sur quuy le (k>n-
seil,ouy le procureur de la police, a ordonaéque sur la dicte requête permission leur sera donnée par mon dit sieur le Maire de représenter leurs pièces ente! lieu et pour tel temps qu'il luy plaira, à la charge que ce qui proviendra de la première de leurs représentations sera délivré par eux au recepveur de la dominicale pour esire employé à la nourriture des pauvres de la grande aumosnerie de cette ville.
1666, 4 octobre, Fontenay-ie-Comte.
Acte de sépulture de Simonne de La C happe y femme de Nicolas Le Roy ^ sieur de La Marre ^comédien.
Reg. paroissiaux de Notre-Dame de Foateiiay-le-Ck)mte. Arch. du greffe du tribunal civril de Fontenay-le-Comte.
PuBL. : Fillon : Recherches sur le séjour de Molière dans VOaest de ra France, p. 23.
Le4<» [octobre mil six cent soixante-six], est décédée, de mort soudaine, la Temme d*un comédien qui nous a ditqull se nomme Nicolas Le Roy, s' de la Uare, et qui nous a dit que ladite défunte, qui étôil sa femme légitime, s'appeloit Simonne de La Chappe, native de la ville de Souterrane, en Lymosin, et que pour luy il est de la paroisse de St-Sauveur, à Paris; sa dite femme aagée de cinquaute-deux ans. Et sur les asseurances que nous avons eu qu*elle étoit catholique, et que mesme elle s*étoit confessée, et avoit receu la sainte communion en cetteéglisedepuis peu de jours, et ne montoitplus sur le théâtre depuis quelques années, nous lui avons donné la sépulture.
1670, 20 janvier, Poitiers.
Autorisation accordée aux comédiens sous condition d'une représentation au profit des pauvres,
Reg. des délibératioDs du corps de ville. Arch. comm. de Poitiers, r^. lao^ p. io5.
Pimu : CloiuBOt. Reaae iilasirée des prooinces de f Ouest ^ fév. 1895. p. 169. ^
Aa Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiers, le vingtiesme jour de janvier mil six cent soixante et dix,
... Monsieur le Maire a mis sur le bureau une requête à luy présentée par une troupe de comédiens pour avoir permission de représenter en cette ville leurs pièces de théâtre, laquelle leur a été aecordée aux conditions ordinaires.qui sont de ne rien dire ny faire sur le théâtre contre Tbonestel^ publique, et que tout ce qu'ils recevront de la représentation d'une de leurs meilleures pièces sera déposé entre les mains de telle personne qu'il plaira à monsieur le Maire leur désigner an profit des pauvres.
1671, 14 décembre, Poitiers.
Choix de ta pièce ù représenter au profit des pauvres confié à tun des intendants des pauvres.
Reg. deA délibérations du cor|>9 de vilte. Arch. romro. de Poitiers, reir* isi» p. <^*
PuBL. : Clouzot. Revnt iHastrée des provinces de VOaest^ fév. 1895, p. t63.
Au Conseil ordinaire tenu en la Maison commune de la ville de Poictiersje quatonième décembre mil six cent soixante et onie.
. . . Monsieur le Maire a déclaré n'avoir pu refuser à une troupe de comédiens de représenter sur le théâtre à condition néanmoins de n'y rien dire ou faire qut soit contre Thonnesteté publique, et de donner au profit des pauvres tout le gain qu'ils pourront faire de la représentation d'une de leurs meilleures pièces, au choix de celuy de messieurs les Intendants des dits pauvres qui voudra s*en donner la peine.
1716, 9 juillet, Poitiers.
Autorisation^ accordée par C intendant de Poitou à Charles Corneil ^comédien du roi^ef à AntoineThomas^ de donner
des représentations à Poitiers, Niort, Fontenay, et Qu'ires villes de la province.
Arch. hîst. manusc. de Fonlenay-Ie-Comte, t. V, p. i. Copie parles soins de Benj. Fillon.
PuBL. : Clouzot, Mercure Poitevin, III, p. 85.
Nous, Jean Baptiste des Gallois, chevalier, seigneur de La Tour, conseiller du Roy en ses conseils, maistre des requestes ordinaires de son hostel, commissaire desparty par Sa Majesté pour Texécution de ses ordres en la généralité de Poitou ;
Sur la requeste qui nous a esté présentée de la part de Charles Çorneil, comédien du Roy, et d'Antoine Thomas^ de permettre aux suppliants jouer pièces de théâtres es villes de Poitiers, Niort, Fontenay et autres villes de la province; à eest effet, y dresser salles de comédies, machines et autres inventions de leur estât, qu'ils disent connoitre, avoir orchestre, tirer feux d'artifices à la mode italienne, apposer affiches, faire criées et annonces à son de trompe ou autrement, leur avons permis et permettons se transporter es villes sus dittes, y séjourner et y exercer leur dit estât, ce pendant Tespace de trois mois, à commencer le premier août prochain, jusques et y compris le 3 novembre ensuivant. Leur est ordonné faire, en arrivant en chascune ville, déclaration au subdélégué et maire de la durée du séjour qu'ils y feront, et se conformer en toutes et chacune choses aux ordonnances, règlements de police généraux et particuliers, us locaux sur les comédiens, balladins et autres gens de théâtre, à peine d'estre punis suivant la rigueur des dittes ordonnances et règlements et estre mis hors la province.
Fait en nostre hostel, à Poitiers, le neuviesme jour de juillet mil sept cent seize.
De La Tour.
1735,24 décembre, Poitiers.
Autorisation refusée à René Petit, joueur de marionnettes.
Arch. départ, de la Vienne. Chapitre St-HiIaire,G, 66i.
Inoiq. : Inv. somm, des Arch. départ, delà Vienne. Arch, ecciés,, l,
p. 108. — Cloiuoi. Iniermétliatre de fOaesi, p. 6, et Im Tradition en PottoUfp, 307.
A monstear le Juge sénéchil civil elcrimlDel elde police du bourg et joridictioD do Saint Hillatre le Grand de la ville de Poitiers.
Supplie humblement René Petit et vous remontre que depuis plusieurs années il représante le spectacle de jeu de marionnettea dans les villes de la province. Et comme il est arrivé en cette ville et qu'il voudroit représenter le dit jeu de marionnette au jeu de paume sis dans la rue des Hautes-Treilles de cette ville dans V^ tandue de votre juridiction, il a premier ce recours à votre autho* ritté, afin que
Ce considéré, Monsieur, il vous plaise de vos grâces ordinaires permettre au suppliant de représenter le spectacle et jeude marionnettes au dit jeu de paume sis dans Tétandue de votre juridiction sans aucun trouble de qui que ce soit, vous ferez justice.
PariT,
Soit montré au procureur de cour.
Le procureur de la cour, qui a veu la requeste cy-dessus requiert pour les seigneurs de cette cour que deffenses soient faites au suppliant de donner et faire ses représentations dans IVtendue du bourg de Saint Hillaire. A Poitiers, ce 24 décembre 1735.
J. Hkrbault, procureur fiscal.
NouSfSans avoir esgard aux conclusions du procureur de lacour« avons permis au suppliant de faire représenter ses marionnettes dans rétendue de notre juridiction avec toute la décence possible, et sans qu'il soit proféra aucune parole libre et contre Thonnéteté. A Poitiers, ce vingt quatre décembre mil sept cent trente cinq.
PomvLM.
1735, 24 décembre, Poitiers.
Autorisation à René Petit de montrer ses marionnettes au jeu de paume du Biet.
Arch. départ dd la Vienne. Chapitre St-Hilaire, G. 66i.
l!<Di\{.: /m», titmm, drt Arch. d^fMirt, de ta Vienne, Arch. rrrtt^i.^ I, p, io8, — Clouzol. inirrmèdtaire df Tfiweir/, p. 6, cl Im Tnttittton m FoitoUf p« 3o7«
René Poitevin, sieur de Bourleuf, avocat au siège présidial de Poitiers, sénéchal et seul juge ordinaire civil criminel et de poilice du bourg et juridiction de Saint Hilaire le Grand de cette ville de Poitiers.
Veu la requeste à nous présentée par René Petit, par laquelle il expose que depuis plusieurs années, il représente le spectacle de jeu de marionnettes dans les villes de la province, et comme il est actuellement en cette ville où il désireroit représenter les spectacles ordinaires à son état, il a choisi pour cet effet le jeu de paume du Biet, scis en cette ditte ville rue des Hautes-Treilles, dans i'estendue de nostre juridiction, il nous a requis que il nous plust luy permettre de représenter le spectacle et jeu de marionnettes au dit jeu de paume, dans Testandue de notre juridiction, au bas de laquelle est nostre ordonnance de soit^montré au Procureur de la cour qui a ensuitte mis ses conclusions. En dattes du vingt quatre du présent mois de décembre.
Signé : Herbault.
Nous, sans avoir égard aux conclusions du procureur de la Cour, avons permis au suppliant de faire représenter ses marionnettes dans festandue de nostre juridiction avec toutte la décence possible et sans qu*il soit proféré aucunnes parolles libres et contre Thonnesteté avec deffences d*inquietter le suppliant.
Donné et fait à Poitiers par nous juge sénéchal susdit, le vingt quatre décembre mil sept cent trante cinq. Signé en la minutte des présentes: Poitevin, sénéchal.
Pour grosse, j*ay la minutte,
Soullard, greffier du bourg et jurisdiction de Saint Hillaire. (Scellé du sceau du chapitre de Saint-Hilaire-le-Grand).
1746, Niort.
« Catalogue des messieurs de Niort à gui on porte des programmes pour les inviter aux Actes du collège. »
Arch. départ, des Deux-Sèvres, D' liasse.
Indiq. : Ino, somm, des Arch, départ. des DeuX'Sèvres, Série D, p. 2. — Clouzot.Le^ Représentations dans les collèges poitevins, p. 1 3 .
MM
Moriceaa .
Goyiard et Joly d'Aussy.
Préauilié.
Gareil, commandant.
Hurtebize, prêtre.
Juin, avocat.
De la Salmandière.
Brémood.
Cbantecaille.
Lm pères Cordelîers
Pied de Fond.
D*Ar8ay.
Clémenson, procureur du roi.
Chauvin.
De Travenay.
Mootaubert.
Le Noir, avocat.
De Gîraasac.
DuChillau.
Cuvillier, médecin.
Joly, avocat.
De Poiéon .
Massé, avocat.
De Mougon .
Le chantre de Notre-Dame.
Roaget, lieutenant de police.
De Coudé.
Piet, avocat.
Berton.
DeParsay.
Hicber.
Arnaud, procureur du roi.
Prioleau .
Brisset.
De la Chapelle.
Mareardière.
Perrault, avocat.
Papineau.
D'Afuin.
De la Brémaudière.
Chabot, avocat.
A vice.
Guilleroesu, médecin.
Rouget, lieutenant général.
Chaussegrein.
Des Roches, chantre do St-André.
Clémenson, avocat.
De la Terraudirra.
Le père confesseur des Francis*
caines.
St Ouen.
Elsserteau, assesseur.
Le curé de Notre-Dame. Chaillé, avocat.
Les pères de la Charité.
Madien, avocat.
Maitrau.
Le prieur de St Liguai re.
Guérineau, avocat.
Do Valant.
Rouget, lieutenant criminel.
Le Comte, inspecteur.
Gilbert, ingénieur.
D*Ambreuil.
Palustre, conseiller.
Cherbonneau, médecin.
Poudret, avocat.
Barré.
Martin.
Du Coudreau.
Hérissé.
Le Roui, médecin.
Du Clusil.
Juin.
De la Jolinière.
Les pères Capucuis.
Descoubleau.
Thibaud.
MM
Cauchy.
Moyencourt.
De la Buchetière.
De la Règle.
Avice, prêtre.
Le Comte, médecin.
Arnaadet.
De la Chataudcrie.
Du Puisac, conseiller.
De Petît-Chàteau.
D'Orfeuille.
Bouchet.
De Chateigner.
Neau.
Assailly.
De la Tour.
MM
De Villedon.
Des Roches..
De Blaire.
Beauchamp.
Piet do la Tauderie.
De Gircé.
De Mouseuil.
De la Pimpillière.
De Yauguion» lieutenant particu*
lier.
Le curé de St André.
Vivier, prêtre.
De Liniers.
Du Coudray.
Chauvin, avocat du roi.
NOMS SUPPRIMAS
MM
Legeay.
De la Marre, commandant.
De Breuil valet.
Lastic.
La Grisardière.
Danché.
Perraut Desouche.
De la Brosse.
De la Chauvinière.
MM
De St André.
Dupin, chantre de St André. D'Escar.
Blactot.
De Neuville.
Moyencourt.
De la Buchetière.
Audiger.
De la Grillière.
1758, Paris.
Requête au procureur général par Eloi SauceroUe de Raucourt, directeur des, comédiens du roi de Pologne^ pour obtenir justice dévoies de fait exercées par les gentilshommes du ban du Poitou.
Arch. hist. maauscf. de Fontenay-le-Comte, v. p. 261. Copie par lessQÎns ^e BeDJ. Filloq.
PuiiL, : Vallelle, Société littéraire ^ artistique et archéologique de la Vendée, V, p. i38. — Clouzot, Mercure poitevin, III, p. 34a.
A Monseigneur le procureur général du Roy.
Vous représenta humblement, monseigneur, Eloy SauceroUe de Raucourt, directeur des comédiens ordinaires de Sa Majesté le roi de Pologne, qu'estant luy et sa troupe à Fontenay-le-Comte» en Poitou, au mois de juin dernier, ils ont été victimes en leurs personnes et biens d*un guet-à-pans, du(|uel ils n'ont pu, jusqu'à ce jourd'hui, obtenir réparation, malgré les nombreuses démarches qu'ils ont tentée auprès de la justice de cette province, par le crédit de ceiu qui se sont rendus coupables dudit guet-à*pans dont le récit suit.
Le 20 dudit mois de juin, sur les six heures du soir, la salle du théâtre ouvrant en une petite rue adjacente à un faubourg appelé les Loges, était en grande partie remplie de gentilshommes convoqués en la ville de Fontenay-le-Oomte par M. le maréchal de Sennecterre pour la tenue du ban de Poitou. L'assistance qui sortait d'un banquet donné à MM. les officiers dud. ban,entrée en tumulte, demande la levée du rideau avant l'heure marquée et le défilé des comédiens et comédiennes, ce qu'on n'avait voulu leur accorder à la soirée précédente, crainte de clameurs.
Les préparatifs de la pièce de circonstance en l'honneur de Sa Majesté jouée ce jour par permission espéciale, n'estant achevés.et Mgr le maréchal qui devait honorer la représentation de sa présence, n'étant encore arrivé, l'heure no pot être avancée et le défilé commencé; sur quoy un jeune gentilhomme pris de vin, monta sur la scène, souleva le rideau, et interpella led. s' Raucourt par menaces et paroles violentes, et sur ce que les comédiens le voulurent forcer de se retirer, ce jeune homme mit l'épée à la main, menavant de tuer qui s'approcherait de luy et ne voulut consentir à se retirer qnelqu'exhortation qu'on luy fit.
L'assistance, au bruit qui se faisait derrière le rideau escalada en foule la scène, brisant la rampe, déchirant le rideau et les toiles, tellement que les comédiens furent obligés de déguerpir, crainte d'être maltraités, et le suppliant contraint, pour la défense de sa vie et de celle de ses compagnons, de tirer Tépétn après qu'il eut vu plusieurs gentilshommes armés les poursui%re dans la cour derrière la salle, fut atteint d'un coup de pomte à l'épaule gauche, maltraité.
ses vêtements déchirés. Trois autres de ses compagnons furent frappés du poing et du pied par ceux qui les poursuivaient dont un a été malade l'espace de plus d'un mois.
Pendant le tumulte, les laquais desdits gentilshommes assemblés à la porte de la salle, y entrèrent, ont enlevé les toiles, tapis, hardes de théâtres, bagages dud. suppliant et de ses associés, les ont mis hora, et sont allés les jeter dans le fossé au bout de la rue, oii ils ont été perdus et gâtés.
Rentré blessé à neuf heures à son auberge, led. sieur de Raucourt a reçu ordre, de la part du prévôt du ban et de M. le maire de quitter la ville, lui et sa troupe, avant soleil levé, le lendemain, ce qu'ils ont fait pour éviter plus grands malheurs. Et depuis, malgré les requestes qu'ils ont adressées aud. maire de Fontenay, au procureur du roy de la justice royale du lieu, â M. l'intendant du Poitou, ils n'ont pu obtenir réparation due â tout sujet du roy, ni entendu parler de leurs bagages, laquelle perte se monte â la somme de dix-sept mille cinq cents livres et au-delà ; car ils n*ont pu jouer depuis en public, faute des effets nécessaires, ils ont été forcés de demeurer â Poitiers, où ils se sont retirés, y faire grands frais, et le suppliant venir à Paris pour y porter plainte.
C'est pourquoi, Monseigneur, le suppliant vous présente humblement lad. requête, à cette fin que vous ordonniez réparation lui être donnée.
(Original communiqué par M. du Plessis, de Paris.)
1766, 12 août, Ne vers.
Lettre de Lombard^ dit de Sainte-Catherine^ comédieny au maire de Niorty pour lui demander Pautorisation cT amener sa troupe dans la ville.
Arch. comm. de Niort, n" 2873.
Indiq. : Inv, manuscrit des Arch. comm, de Niorty IV^ 33a.
PuBL. : Q\ouioi. Mercure poitevirij III, 167.
Monsieur le maire de Nior en Poitou, â Nior.
Monsieur, Monsieur Monin, secrétaire des commandemens de monseigneur
le prince de Cooli, éUDt à prendra les eaox de Fougues et ayaol vu noire irouppe de comédie dont il a été contant, vient d*écriro à Poitiers pour nous en faire avoir le privilège pour l'année prochaine. Etant à portée de votre ville et désirant vous amuser, j*ose prendre la liberté de vous écrira pour vous offrir nos talens en vous demandant votre suffrage. Si vous daignés me l'accorder, j*ose vous prier de me marquer le temps où je pouroit conduire notre trouppe dans notre ville^et quel seroit à peu près le sort qu'on pouroit nous faire, de même que s'il y a un théâtre afin que je me précautionna la dessus. Flatté de l'espérance de votre agrément Je désira vousprouver combien j'en aurai de reconnaissance. En attandantce bonheur. Je suis avec tout le respect possible, monsieur,
Votre tris humble et très obéissant serviteur
LOMBAAD.
A Nevers,ce 12 aouat 1706.
Comme je crains que mes lettres ne ma soient soustraites, je vous suplie de ma faire réponoe k monsieur de Sie Catherine, poste restante i Navers.
UI
1768, 19 mai, Poitiers.
Auiorisaiion à Louis Ardax^ ariijicier^ de représenter sa tragédie du Jugement universel au jeu de paume du Biet.
Arcb. départ, de la Viaane. Chapitre de Saint-Hilatre, G. 670.
LvDiQ. : ino, êomm. des Anch, départ, de ia Vienne, Arch. erriés.^ l^ p. 109. — Cloaxot. Inierméd taire de TOneW, p. tg, et Im Tradition en Poitou^ p. 309.
Monsieur le sénéchal seul juge civil, criminel ei de police du booig et jnrisdiction de Saint Hilaire le Grand, i Poitiers.
Supplie humblement Louis Ardax, artificier, auteur du Jugement univenel.
Disant qu'il désire représenter en cette ville dans le jeu de paume du Bial, situé rue des Hautes Treilles, dans l'étendue de votre jurisdiction, une tragédie représentant le Jugement universel; comme il
a besoin pour cette opération de votre permission, il la demande et* requiert que
Ce considéré, Monsieur, il vous plaise permetre au suppliant de représenter la ditte tragédie dans retendue de votre jurisdiction tous los jours et à toutes heures indistinctement, de faire ses affiches et avertissements dans l'étendue de votre jnrisdiction à cinq heures après-midy ; les jours que les comédiens présenteront, il commencera sa présentation à trois heures après midy, et les jours de festes et dimanches à l'issue des vespres paroissiales, c'est-à-dire à quatre heures apres-roidy, et le matin après la grande messe à onze heures, aux offres qu'il fait de se comporter dessament et ferès justice.
Signé : Louis Ardax .
Soit communiqué au procureur de la cour. A Poitiers, le dix-neuf may mil sept cent soixante huit
Signé : B\upinb, avocat et sénéchal.
Le procureur de la Cour, qui a vu la présente requête, l'ordonnance de soit montré, quoique officier des seigneurs ecclésiastiques, atendu la nature de la pièce qu'il est question de représenter est édiffiante, consent que le suppliant fasse ses représentations au dit jeu de Paume du Biet, et affiche ses avertissements dans l'étendue du bourg et jnrisdiction de Saint Hillaire aux jours et heures indiquées par sa requête, sauf à monsieur le sénéchal aies rectiffier par son ordonnance ainsy qu*il avisera bon estre, ainsy qu'il y a déjà consenty par ses conclusions du dix^neuf avril dernier.
Donné et fait en notre hôtel à Poitiers, ce dix neuf mil may sept cent soixante huit.
Signé : Hbrdault, procureur de la Cour.
Vu le réquisitoire du procureur de la Cour et y faisant droit.avons permis au sieur Louis Ardax, artificier, de représenter dans le jeu de paume du Biet, dans l'étendue de notre jurisdiction, la tragédie du Jugement universelfSdLVolv les festes et dimanches à trois heures précises ainsy que les autres jours de la semaine où les comédiens représenteront, et à cinq heures pour les jours oii il n'y aura pas commédie, et dans le cas où ledit Ardax voudroit donner une seconde représentation, lui permettons de la donner à huit heures du soir en prenant toutes les précautions nécessaires pour éviter les dangers de la poudre et du feu, le rendant dès aujourd'huy
responsable da tous les éTénements qai pearroieot sorveoir.
Donné et fait en notre hôtel à Poitiers, ce dix-nenf may mil sept oent so»ante hait. Permis pareillement de mettre des affiches dans le bourg.
Signé : BAuriifs, avocat et sénéchal.