‹ L'ancien trésor de l'abbaye de SilosChapitre 11 sur 57 · Yepez, Coronica, t. IV, p · texte numérisé non relu

Yepez, Coronica, t. IV, p

2. D. Rodrigo Amador de los Rios, Arquetas arâbigas que se custodian en et Museo arqueolùgico nacional y en la Real Academia de la Hisloria (Museo espahol de Antigiïedades) 1872- 1885, t. VIII, p. 531. — Le même, Burgos, 1888, p. 691.

3. Juan F. Riaiïo, The industrial arts in Spain, 1896, p. 132. — Avant d'étudier l'objet que nous décrivons aujourd'hui, nous avions nous-même copié ce terme inexact, en mentionnant les petits monuments qui furent enlevés à l'abbaye castillane pour être placés au Musée de Burgos (Tête antique et colombe eucharistique, dans Notes d'art et d'archéologie, 1898, n° 7).

,n ETUI ARABE EN IVOIRE

semble pas convenir. Un diptyque est composé de deux tablettes qui sont réunies et qui se replient l'une sur l'autre. Or, les deux pièces d'ivoire qui forment l'objet dont nous nous occupons ne peuvent être appelées des tablettes; la figure ci-jointe l'indique suffisamment. A notre avis, nous avons plutôt affaire à un écrin, si on s'en rapporte principalement au sens qu'avait le mot pendant le Moyen-Age et la Renaissance. Littré définit l'écrin : « Petit coffret pour serrer les pierreries, les bijoux. » Mais, autrefois on donnait au scrinium un sens beaucoup plus étendu. L'écrinerie comprenait alors «desmeublesdetouteespèce.quelquefûtleurvolume» (l),etils étaient destinés à renfermer les choses les plus variées « depuis les épices jus-

Fig. 3. — Élui arabe.

qu'aux cadavres, depuis les confituresjusqu'auxreliques;; (2). — LV«l/£(estuit, estuoium, en espagnol estuche) nous semble une appellation convenable. Ce terme désigne en effet « une sorte de boîte disposée de façon que les choses qu'on y veut placer y soient étroitement serrées. » On peut même l'entendre toujours avec le Moyen Age et la Renaissance, dans un sens moins précis, moins déterminé.

D. Francisco Aznade n'a pas dessiné cet écrin pour les Monumentos arqmtectônicos de Espaha. C'est peut-être la raison pour laquelle l'objet a échappé aux recherches de D. Férotin qui, de la sorte, a omis de publier l'inscription dans le second Appendice de son Histoire de l'abbaye de Silos. D. Rodrigo Amador de les Rios a mentionné deux fois ce « diptico » et il en a publié un petit dessin d'ensemble et un détail (3) dus à notre ami D. Isidro Gil. Cet artiste a bien voulu copier à notre intention la première de ces figures.

L'écrin comprend deux morceaux d'ivoire que nous représentons de face sur la planche II. Ils sont terminés en angles obtus, mais sans les pointes.

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