‹ L'ancien trésor de l'abbaye de SilosChapitre 19 sur 57 · Histoire, p · texte numérisé non relu

Histoire, p

Ligne placée en tète de la plaque émaillée :

titl aj^l a-Lc jlj l£ Jj=

[année] 4/7(1), œwre rfe Mohammed ibn Ziyâr, son serviteur [de Dieu], Dieu

le glorifie !

Ligne au dessus de la plaque des paons à cous entrelacés :

jï OU k*AS. JJ= If «là 4>l] JUsl <^LJ ol

(fin d'un mol comme grâce) favorable à son propriétaire. Que Dieu prolonge sa durée. De ce qui a été fait dans la ville de Fou (ou Kou).

A la fin de cette dernière ligne, le texte est brusquement interrompu ; mais, d'après M. Casanova, il y a toute probabilité pour qu'on puisse rétablir le mot Cuenca.

En donnant, pour la première ibis, l'inscription du coffret, 1). R. Amador de los Rios émettait l'avis que le lieu de provenance du coffret était probablement Gordoue (2). Mais il est impossible de voir sur l'inscription les premiers caractères qui forment le nom de cette ville et, encore une fois, la lecture la plus probable est y Kou, commencement de tfj Cuenca. C'est également la traduction donnée par D. .1. Riano : « Itwas made in fche town of Gu[enca] » (loc. cit.). Le savant académicien ajoute que dans la Géographie d'Edrisi, auteur oriental, qui décrit l'Espagne au commencement du xii° siècle, deux noms de villes seulement sont mentionnés, qui concordent avec l'inscription : Coria et Cuenca. La première a été de tout temps un centre moins important que Cuenca. Pour D. .1. Riano, il est donc bien probable que le coffret de Burgos a été sculpté dans cette ville, d'autant qu'il existerait à la cathédrale de Perpignan (3) une monstrance en ivoire, portant aussi le nom de Cuenca, comme étant le lieu de sa

1. Cette date de fabrication, 417 de l'hégire, est 1026 à 1027 de l'ère chrétienne.

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