MAIN -RELIQUAIRE
Le reliquaire que nous publions est inédit. Par sa forme générale, il rappelle ces bras-reliquaires si nombreux, à partir du xhi° siècle, et dont un bon nombre de spécimens nous ont été conservés. M. Rupin en a reproduit neuf dans son bel ouvrage : L'œuvre de Limoges. Nous croyons cependant que l'appellation de main-reliquaire est plus exacte pour désigner le petit monument espagnol que nous allons décrire ; car les bras-reliquaires sont plus élevés, et destinés à abriter l'os de l 'avant-brus ou celui du bras proprement dit, tout au moins une parcelle de ces os. Notre reliquaire a tou jours eu une autre destination ; il a été fait pour renfermer et il renferme en effet la main d'un saint. Seulement, l'artiste a surélevé la main d'orfèvrerie sur une manche de vêtement qui correspondit une faible partie de l' avant-bras.
Le reliquaire est en argent. Les feuilles de ce métal qui forment la main et la manche ont été battues et repoussées. Le plan du socle dessine une ligure à six lobes, quatre en demi-cercle et deux en contre-courbe. Un tore, une cordelette, un double rang de petites ouvertures, un filet arrondi et enfin des créneaux forment cette base dans sa hauteur. La partie horizontale est ornée de motifs ajourés et ciselés. Une large manche, cernée d'une petite corde métallique à son point de départ, s'élève ensuite; elle est ornée de plis nombreux, profonds, et terminée, au poignet, par un beau parement décoré d'une inscription en capitales, réservées sur fond gravé. Une
l. Extrait i!c le Revue de Fart chrétien, 1898, pp. 450 et 451.
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torsade contourne le bord inférieur du parement. La main se dresse au sommet, bénissant à ta façon latine. Elle a été fort détériorée a différentes reprises, alors surtout qu'on imagina de faire, sur la partie antérieure, une grande ouverture à cintre un peu surbaissé, et de fixer grossièremenl à cet endroit une petite porte à jour qui permit de voir la sainte relique, conservée à l'intérieur.
La main d'orfèvrerie pofte deux anneaux semblables il gemmes montées en bâtes; l'un est au pouce, l'autre au médius. Ce dernier doigt ainsi que l'index ont été cassés.
Voici le texte de l'inseriptic Espagnole qui se déroule sur le parement
de la manche :