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NOTES
Comment le Père Le Foulon s’y prit-il pour être cher et agréable à tous, malgré la dureté des temps? Peut-être dut-il ce témoignage à un excès de complaisance et de laisser aller; l’épitaphe ne serait-elle pas du Père de Brichanteau qui fut assez de ses amis pour vouloir être enterré dans la même tombe (en 1619) et qui lui-même se montra si mauvais administrateur?
(P. S. — L’hospice de La Rochefoucauld actuel ne date que de 1781 et doit son nom à une vicomtesse de La Rochefoucauld.)
Note D, page 18.
Inscription de Santeul pour le tableau votif de 1694 :
Urbs jam passa famem, niessisque incerta futurae,
Patronam imploras; supplicat ilia Deo.
Rumpuntur nubes, seges arida crevit ab midis-,
Obstupuit fruges terra beata suas.
Regia ne stériles timeas urbs amplius annos,
Fuudiis non mendax stat Genovefa tibi.
Vers tirés de la Lutetia renovata :
Jamdudum exesa Regina Lutetia palla Annorumque situ, et ruga deformis anili,
Squallebat socias inter despectior urbes.
Àt nunc ilia novos tandem pulcherrima vultus Induet et turres arcesque in pulvere ponet,
Indignas arces, indignas principe turres.
Rumpuntur portae antiquae, rumpuntur et arces,
Relliquiae putres murorum, avulsaque saxis Saxa jacent .
Toute la pièce est intéressante pour l’histoire de Paris.
Note E, page 19.
Peut-être est-ce à cette époque que disparut du parvis de Sainte- Geneviève le poteau, aux armes des abbés, dressé en ce lieu comme emblème de haute justice seigneuriale. La justice ecclésiastique n’était pas moins prodigue de supplices que la justice laïque, toutefois il est équitable d’admettre un correctif pour deux exemples que cite M. de Ménorval dans son histoire de Paris; il parle d’une malheureuse condamnée par le bailli de Sainte-Geneviève à être enterrée vive, en punition d’un vol (1295), et d’une autre frappée de la même peine pour avoir dérobé une cotte et quelques bijoux. Or, il ne s’agit pas dans ce cas d'un enterrement réel, mais de la peine appelée « enfouissement », qui consistait
NOTES
à enterrer le patient jusqu’à la ceinture et à le laisser ainsi exposé pendant quelque temps (voir le Magasin pittoresque , article sur Sainte- Geneviève [XXVe année, 1857, p. 178J).
Dans le plan de Paris de Vassalieu (1609) (v. page 17), on aperçoit au delà du rempart la haute potence garnie d’échelons, destinée au supplice de l'estrapade, qu’en ce moment même subit un patient. C’était une punition corporelle restée en usage dans notre marine jusqu’en 1848, sous le nom de cale sèche et de cale humide. Le condamné, lié par les mains et les pieds, était, au moyen d’une poulie, hissé à un gibet d’où on le laissait retomber presque sur le sol. La secousse plusieurs fois répétée produisait une commotion telle que parfois le supplicié rendait le dernier soupir. Sous François Ier et ses successeurs, les huguenots étaient ainsi suspendus au-dessus du bûcher pour y être précipités. L’estrapade étant tombée en désuétude sous Louis XIV, la place n’en conserva pas moins son nom et fut réservée aux exécutions militaires jusqu’au moment où l’on ouvrit les chantiers du futur Panthéon.
(Voir les Grandes misères de la Guerre de Jacques Callot.)
Note F, page 19.
Le seul poète genovéfain dont on prononce encore le nom est le Père Louis de Sanlecque et encore n’a-t-il échappé à l’oubli que parce qu’il épousa la querelle du duc de Nevers dans sa campagne contre Racine et Boileau, à l’occasion des deux Phèdre. Il écrivit, pour son Mécène et celui de Pradon, la pièce qui débute par ces vers :
Dans un coin de Paris, Boileau tremblant et blême Fut hier bien frotté, quoiqu’il n’en dise rien... (1).
En récompense, le duc prétendit le faire nommer évêque de Bethléem, mais le Roi s’opposa à la remise des bulles, à cause d'une satire contre les directeurs de conscience que le père avait composée. Certes on ne peut le considérer comme un bon poète, mais il serait peut-être intéressant de chercher si, jusqu’à un certain point, il ne subit pas l’influence de l’esprit genovéfain. Dans une maison où fréquentait Corneille, on était porté à prendre parti contre Racine. Quant aux directeurs, des religieux, témoins de pratiques auxquelles eux-mêmes restaient étrangers, devaient quelquefois s’en scandaliser.
Sanlecque prodigue dans sa satire l’épithète de Tartufe et l’applique hardiment à des ecclésiastiques, ce que Molière n’avait pu se permettre au théâtre. Quelques bons traits, des détails de mœurs pris sur le vif, ne permettent pas de considérer le chanoine de Sainte-Geneviève
(I) L’on n'a plus aujourd’hui que les quatre premiers vers de celte pièce.
NOTES
comme un satirique tout à fait méprisable. C’était d’ailleurs un excellent prêlre, fils d’un savant et habile imprimeur du quartier latin; il se retira dans son prieuré de Camay, près de Dreux, et les revenus de sa cure furent moins à lui qu’à ses ouailles. Voici une pièce qui donnera peut-être une meilleure idée de son esprit que de sa pauvre église de campagne. Il s’adresse au Père La Chaise :
Permettez, Révérend Père,
Qu'un malheureux prieur-curé Vous dépeigne ici sa misère,
C’est-à-dire son prieuré.
Dans mon église l’on patrouille (1),
Si Ton ne prend bien garde à soi,
Et le crapaud et la grenouille Chantent tout l’office avec moi.
Près de là sont dans des masures Cinq cents gueux couverts de haillons,
Point de dévote à confitures,
Point de pénitente à bouillons.
Comme ils n’ont ni terres ni rente,
Et qu’ils sont tous de pauvres gens,
(Dans un Curé, chose étonnante)
Je suis triste aux enterrements.
Note G, page 25.
L’un des plus riches apports au Cabinet des médailles et des curiosités avait été l’acquisition du cabinet célèbre formé par le savant Peiresc, l’ami du poète Malherbe. L’histoire manuscrite de Scdnte-Geneviève et de son église royale et apostolique citée par M. Franklin, en parle ainsi : « Au reste, on peut attribuer à un bonheur singulier de ce que « le riche et fameux cabinet de l’illustre Peiresc, conseiller au Parle- « ment d’Aix, qu’il avait amassé dedans Rome et dedans le Levant, « avec tant de soin et de dépense, dont Gassendj et d’autres autheurs « ont parlé avec tant d’éloges, soit passé à Sainte-Geneviève, pour venir « fonder et composer ceîuy-cy. »
Du Molinet a publié le catalogue des curiosités contenues dans son cabinet sous le titre que voici : « Le Cabinet de la bibliothèque Sainte- « Geneviève, divisé en deux parties, contenant les antiquitez de la « religion des chrétiens, des Égyptiens et des Romains, des tombeaux, « des poids, des médailles, des monnoies, pierres antiques gravées, « lampes antiques, animaux rares et singuliers; des coquilles, des
(1) Synonyme de patauger.
NOTES
« fruits étrangers et quelques plantes exquises, par Claude du Moli- « net. Paris, 169*2, in-folio, orné de planches très curieuses » (Voir Franklin, p. 85). La bibliothèque actuelle a conservé de ce cabinet un modèle de corvette et un plan de Rome en relief de 14 pieds sur 12.
Le Cabinet d'histoire naturelle est, en partie du moins, resté au Lycée, qui le garde dans les armoires du cercle.
Le Père Pingré, chanoine régulier de Sainte-Geneviève et bibliothécaire, chancelier de l’Université, membre de l’Académie des sciences, géographe de la marine, né à Paris en 1711, mourut en 1796 avec son titre de bibliothécaire, que la Révolution ne lui avait pas fait perdre. L’Académie des Sciences l’avait chargé de faire plusieurs voyages importants; il avait contribué à perfectionner l’art de vérifier les dates, calculé les éclipses de mille ans avant notre ère. On lui doit le cadran solaire de la colonne de Médicis, à l'ancienne halle au blé (Bourse du Commerce actuelle). Les cadrans solaires du Lycée sont très vraisemblablement de lui; à celui de la grande cour il superposa un autre cadran, dont l’aiguille, en communication avec une girouette aujourd’hui immobilisée par une cheminée malencontreuse, indiquait la direction du vent. Quant au cosmographe de la même cour, le collège n’en a été doté qu’il y a une cinquantaine d’années (1).
Note H, page 36.
Il y a dans la gravure du Magasin pittoresque une part de fantaisie qui n’en diminue pas l’intérêt, mais qu'il est cependant à propos de signaler; l’artiste a nécessairement dessiné la catacombe « de chic » et non d’après nature ; outre qu'il suppose des assises d’une régularité trop architecturale, il historié sa vue de quelques crânes placés là pour l’effet, mais en réalité l’on n’en voit que dans l’ossuaire de Montsouris. Quant à l’auteur du texte, il admet avec raison que le sol avait encore été plus profondément fouillé par les potiers gaulois, puis romains, dont on a trouvé les fours sur toute la montagne et qui devaient, à l’aide de puits, chercher l’argile au-dessous du terrain calcaire.
Il y a quelques années, les élèves du Grand Collège étaient gracieusement invités à assister à des conférences consacrées par M. Périn à l’étude préhistorique du sous-sol de la montagne Sainte-Geneviève; mais nous nous récusons pour un genre d’excursion qui réclamerait un autre cicerone que l’auteur de ce travail.
(I) Pingré a collaboré avec Monge, Lagrange, Guyton-Morveau, Dupuis, à un premier projet de calendrier républicain présenté à la Convention par le député Romme, et qui ne fut point adopté.
NOTES
Note I, page 39.
La Galerie comptait cent six bustes en plâtre, terre cuite ou marbre. M. Franklin en reproduit le catalogue d’après l’inventaire déposé aux Archives. Les Grecs et les Romains y sont en grand nombre, quelquesuns même représentés par des marbres antiques. Quant aux modernes, ce sont des rois : François Ier, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV ; des princes : le Régent; des ministres : Sully, Richelieu, Colbert, etc., le maréchal de Saxe; des artistes : Mansart, Lebrun, Soufïïot, Rameau; des savants : Dominique Cassini, Daubenton; des bibliothécaires : du Molinet, Pingré; enfin des écrivains : Rotrou, les deux Corneille, Boileau, Lafontaine, Santeul, Quinault, Descartes, Bossuet, etc. Moins rigoriste que l’Académie, la bibliothèque n’avait même pas exclu Piron, mais Racine était absent; était-ce oubli?
Note J, page 48.
Épitaphe de Clovis qui se lisait autrefois à Sainte-Geneviève, sur une large table de pierre appliquée à la muraille, au-dessus du tombeau. On l’a reproduite à Saint-Denis en petits caractères gothiques.
Hic est illustrissimes rex Ludovicus qui et Clodoveus ante Baptismum est dictes Francorum rex quintus, sedvems Christianus qui ab Anastasio imperatore consul et augustus est creatus.
Hune sanctus Remigius baptisavit et in ejus baptismate angélus ampullam sacri chrismatis detulit.
Vi Aquitania Arianos expulit et totarn illam terram usque ad montes Pyrenaeos subjugavit.
Huic per Viennam fluvium cervus mirae magnitudiuis viam ostendit
Post quem (faute, pour Postquam) Rex ac milites vadum transierunt et in ejus adventu mûri Angolismae civitatis corruerunt
Alamanniam, Toringiam et Burgundiam tributarias fecit et terram adjacentem transivit.
Parisiis sedem regni constituit, ecclesiam istam fundavit in honore apostolorum Pétri et Pauli,
Monitis sanctissimae et non satis commendandae Clotildis uxoris suae et beatae Genovefae
Quam Sanctus Remigius dedicavit in qua post laudabilia opéra rex sepultus est
A quatuor fdiis suis regibus, Theodorico, Clodomiro, Cliildeberto et Clotario
Anno domini V.XIII-Regni sui XXX.
NOTES
Inscription du xvne siècle pour la tombe en marbre :
Clodovaeo magno
Regum Francorum primo Christiano Hujus basilicae fundatori Sepulcrum vulgari olim lapide constructum,
Et longo aevo deformatum,
Abbas et Conventus in meliorem opéré Cultucjue faciem renovaverunt.
Anno Christi 1621.
Note K, page 48.
La procession des reliques de sainte Geneviève était un des gros événements de la vie parisienne, le recours suprême dans les grandes calamités publiques : famines, pestes, inondations, maladies des souverains. Elle ne pouvait avoir lieu sans un ordre du roi et un arrêt du Parlement. Dans le cortège prenaient placi le Prévôt des marchands et ses échevins, les grands corps de l’État, la magistrature, le clergé, les métiers. L’évêque et son chapitre se rendaient à Sainte-Geneviève avec les reliques de saint Marcel pour y prendre la procession, là conduire à Notre-Dame et la ramener ensuite sur le Mont. L’abbé, crossé et mitré, pieds nus, aussi bien que ses chanoines, quelquefois porté sur sa chaise, avait le pas sur l’évêque placé à sa gauche, et tous deux donnaient la bénédiction par les rues. Une confrérie de bourgeois était investie du droit exclusif de porter la châsse et ne se serait laissé à aucun prix dépouiller de ce privilège.
La procession la plus anciennement mentionnée est celle qui eut lieu en 1131, sous Louis le Jeune, pour conjurer une épidémie meurtrière, le Mal des ardents, dont une église de la Cité, Sainte-Geneviève des Ardents, rappela le souvenir jusqu’en 1747, date de sa démolition. D'ordinaire, la ville, commandait un tableau pour l’offrir en ex-voto à la basilique. Nulle procession n’égala en magnificence celle du 16 juin 1632. Le Cabinet des estampes conserve une gravure de l'époque où l’on voit l’abbé Antoine Sconin, l’oncle de Racine, porté en chaise à côté de l’évêque à pied. La foule y était telle que le grand miracle, pour Guy- Patin qui y assista, fut qu’il n’y eut personne d’écrasé (Lettre du 28 juin). On était en pleine Fronde, seize jours avant la bataille de la porte Saint-Antoine. Le peuple avait demandé à l’Hôtel de Ville que la descente des reliques eût lieu pour obtenir la paix, mais la paix par le départ de Mazarin. Mme de Motteville, dans ses Mémoires (tome IV, ch. xlviii, p. 13), insiste surtout sur la triste comédie qu’y joua le Prince de Gondé : « Pendant cette pieuse action, M. le Prince, pour gagner le « peuple et se faire le roi des halles aussi bien que le duc de Beau-
NOTES
« fort, se tint dans les rues et parmi la populace, lorsque le duc d’Or- « léans et tout le monde était aux fenêtres pour voir passer la procession.
« Quand les châsses vinrent à passer, M. le Prince courut à toutes « avec une humble et apparente dévotion, faisant baiser son chapelet, « et faisant toutes les grimaces que les bonnes femmes ont accoutumé « de faire. Mais quand celle de sainte Geneviève vint à passer, alors, « comme un forcené, après s’être mis à genoux, il y fit baiser encore « son chapelet, il courut se jeter entre les prêtres et se retira avec « l’applaudissement du peuple. Ils criaient tous après lui, disant : Ab! « le bon prince! et qu’il est dévot! »
La procession de 1675 eut pour spectatrice Mrae de Sévigné, qui en parle en grande dame un peu dédaigneuse de la simplicité de cœur dont les « meilleurs bourgeois et le peuple » lui ont donné le spectacle. Elle ne se fait pas scrupule d’interpréter la cérémonie à sa façon; c’est saint Marcel en personne qui vient prendre la sainte; autrement elle ne marcherait pas. Le retour de saint Marcel à Notre-Dame est précédé par une scène de séparation qui pourrait être des plus vives, si les « Enfants de la sainte » n’y mettaient bon ordre : « Au sortir de Notre- « Dame, le bon saint alla reconduire la bonne sainte jusqu’à un certain « endroit marqué, où ils se séparent toujours, mais savez-vous avec « quelle violence? Il faut dix hommes de plus pour les porter, à cause « de l’effort qu’ils font pour se rejoindre; et si, par hasard, ils s’étaient « approchés, puissance humaine ni force humaine ne pourraient les « séparer : demandez aux meilleurs bourgeois et au peuple. Mais on les « en empêche et ils font seulement l’un à l’autre une douce inclination « et puis chacun s’en va chez soi. » (Voir les Lettres du 19 juillet et du 6 août. Voir aussi le Journal de Barbier, juillet 1725, p. 397-398, t. I).
« La dévotion à Sainte Geneviève était si ardente chez le peuple « parisien et surtout chez les femmes qu’elle dégénérait en idolâtrie : « on n’abordait les reliques qu’avec des pleurs, des soupirs, des san- « glots, (les transports de passion enthousiaste; on lui demandait par « billets écrits des remèdes pour tous les maux, des consolations pour « tous les chagrins; on faisait toucher à la châsse des draps, des che- « mises, des vêtements... » (Th. Lavallée, Hist. de Paris, II, p. 302).
En 1789 et 1790, sainte Geneviève était encore associée à toutes les manifestations patriotiques. « A chaque instant poissardes, harengères, « les femmes de la rue de Sèvres, du faubourg du Boule, etc., ima- « ginaient d’aller en cortège, habillées de blanc, bouquets en main, « bannières au vent, escortées par la garde nationale du quartier, avec « la musique, remercier la bergère de Nanterre de la liberté recon- « quise. Au retour d’une de ces processions, les dames du marché « Saint-Martin passèrent chez Bailly, le nouveau maire de Paris, et « lui présentèrent un bouquet avec une brioche. 11 fut bien compli-
NOTES
« menté et bien embrassé. Les jours suivants, cet exemple fut imité « par tous les districts et le bon Bailly raconte dans ses Mémoires, « avec un naïf chatouillement d’orgueil, ces défilés de demoiselles en « blanc qui venaient le fêter et le baiser en revenant de faire visite à « sainte Geneviève » (Vr Fournel, les Rues du Vieux Paris, p. 161).
Lorsque, en 1793, les reliques furent brûlées sur la place de Grève, l’autorité n’osa le faire que de nuit par crainte d’une émeute.
Note L, page 50.
Epitaphes de Descartes.
Descartes dont tu vois icy la sépulture,
A déssillé les yeux des aveugles mortels,
Et gardant le respect que l’on doit aux autels,
Leur a du monde entier démontré la structure :
Son nom par mille écrits se rendit glorieux.
Son esprit, mesurant et la terre et les cieux,
En pénétra l’abîme, en perça le nuages :
Cependant, comme un autre, il cède aux lois du sort, Luy qui vivroit autant que ses divins ouvrages,
Si le sage pouvoit s’affranchir de la mort.
Renatus Descartes,
Vir supra titulos omnium philosophorum,
Nobilis genere, Armoricus gente, Turonicus origine; In Gallia, Elexiae studuit;
In Pannonia, miles meruit;
In Batavia, philosophus delituit;
In Suecia, vocatus occubuit.
Tanti viri preciosas reliquias Galliarum percelebris tune Legatus Pet rus Ch a nu t
Cli ristinae sapientissimae reginae, sapientum amatrici Invidere non potuit, nec vindicare patriae;
Sed quibus licuit cumulatas honoribus
Peregrinae terrae mandavit invitus
Anno Domini 1650, mense Feb, 10. aetatis 54.
Tandem post septem et decem annos,
In gratiam Christianissimi Regis Ludovici Decimi Quarti,
Virorum insiguium cultoris et remuneratoris, Procurante Petro Dalibert Sepulchri pio et amico violatore,
Patriae redditae sunt.
Et in isto urbis et Artium culmine positae,'.
NOTES
Ut qui vivus apud exteros otium et famam quaesierat,
Mortuus apud suos cum laude quiesceret,
Suis et exteris in exemplum et documentant futurus.
I nunc viator
Et divinitatis, immortalitatis que animae Maximum et clarum assertorem Aut jam crede feliceta, aut precibus redde.
Cette épitaphe, attribuée à Clerselier ou au Père Lallemant, avait pour pendant celle que Santeul composa pour le cœur de Rohault.
Aeternae memoriae Jacobi Rohault Ambiani, celeberrimi quondam Mathematici et philosophi Cujus cor hic positum.
Discordes jamdudum aequis ratiouibus ambae Et natura et Religio sibi bella movebant;
Tu rerum causas fidei et mysteria pandens,
Concilias utrasque et amico fœdere jungis.
Munere pro tanto, decus immortale sophorum,
Hoc memores posuere tibi venerabile bustum Quos unum doctrina facit, compingit in unum Doctaque Cartesii ossa hoc marmore corque Roalti,
Has tanti exuvias hominis, Lienardus ad aras Appendit fidi officiis cumulatus amici.
Positum 1675.
Liste de quelques ouvrages à consulter.
PèreDuBREUL, Le théâtre des Antiquitez de Paris [ 1612).
Le Maire, Paris ancien et nouveau (1685-1698).
Germain Brice, Description nouvelle de ce qu'il y a de plus remarquable dans la ville de Paris (1684).
Le Père du Molixet, Le^Çabinet de la Bibliothèque Sainte-Geneviève (1692). Le Père de laMoriniere, Vie du cardinal de Larochefoucauld Les Pères Félibiex et Lobineau, Histoire de la ville de Paris (1725). Pigaxiol de la Force, Description historique de Paris et de ses environs
L’abbé Lebeuf, Histoire de la Ville et du Diocèse de Paris (1754), édition Cocheris (1863).
Jaillot, Becherches sur la Ville de Paris (1782).
Sauval, Histoire et Recherches des Antiquités de la Ville de Paris (1724). Millin, Antiquités nationales (1790).
NOTES
L’abbé Faudet et de Mas-Latrie, Notice historique sur la paroisse de Saint- Etienne du Mont (1840).
A. de Bougy et Pinçon, Histoire de la Bibliothèque Sainte-Geneviève (1847).
Quicherat, Histoire du Collège Sainte-Barbe (1860).
Albert Lenoir, Statistique monumentale de Paris (3e série) (1867).
Alfred Franklin, Les anciennes bibliothèques de Paris (t. I) (1867).
Victor Chauvin, Histoire des Lycées et Collèges de Paris (1866).
Hoffbauer, Paris à travers les âges (1876).
de Guilhermy, Itinéraire archéologique de Paris (1861).
G. Lamouroux, L'ancienne Bibliothèque Sainte-Geneviève , extrait de V Almanach du Bibliophile (1898).
Magasin Pittoresque , XXVe année (1857), pp. 178-182.
Ch. -Emile Ruelle, administrateur de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, Essai d’une Bibliographie de la Montagne Sainte-Geneviève et de ses abords, 1903.
Bibliothèque nationale. Cabinet des Estampes. — Topographie de la France , Paris, Ve arrondissement, t. IL