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LILLE AU SIÈGE DE L'UNIVERSITÉ, HUE JEAN-BART

Monsieur Louis YALLAS

Doyen de la Faculté de Droit, Vice-Président du Conseil de TUniversité de Lille.

Je VOUS dédie, mon cher Doyen et ami, cette Histoire de la Faculté de Droit de Douai, parce que vous êtes le chef du Corps qui a reçu la mission de poursuivre, à Douai, d'abord, à Lille, ensuite, Tœuvre d'instruction supérieure commencée sous les auspices de Philippe II, continuée sous la Monarchie française, brisée par la Révolution. Je vous dédie ce livre pour une autre raison encore. C'est que, m'honorant de votre amitié, vous en avez suivi, de près et avec intérêt, Télaboration quotidienne. Vous m'avez encouragé lorsque, croyant écrire sur le sujet deux ou trois pages d'une esquisse rapide, je me suis laissé entraîner à étendre les recherches et à recueillir tous les renseignements que je rencontrais. Vous avez écouté avec complaisance le récit des découvertes que, comme tous les explorateurs d'archives, je n'avais pas grand mérite à faire et auxquelles cependant j'attachais, comme eux aussi, quelque vanité.

L'œuvre se présentait alors sous la forme grossière et fruste qu'ont les choses du passé, quand nous les extrayons de la poussière où elles sont ensevelies. Pendant mes loisirs, les matériaux qui la constituent ont été traités par l'ouvrier que je suis, au creuset de la synthèse. Il est sorti de cette trituration une œuvre simple, sans ornement ni ciselure, imparfaite à de certains endroits par suite de la pénurie de la matière première. J'ai souvent regretté de ne pouvoir préciser davantage les dates, les faits, les noms. Et, d'autre part — l'esprit humain est si complexe — j ai trouvé du plaisir à combler par hypothèse les lacunes de nos sources. L'œuvre d'imagination ne serait-elle pas réduite à rien, et le travail de l'historien ne serait-il pas fastidieux si tous les documents étaient conservés, si tous étaient purs, si tous étaient authentiques? L'imperfection du fond, qui, pour partie, n'incombe pas à l'auteur, ne sera guère compensée par d'autres qualités que le souci de l'exactitude. Je me suis appliqué à reproduire tous les faits intéressants, même menus, sans prétendre porter un jugement quelconque sur la vie universitaire à Douai, par comparaison avec ce qu'on sait des Universités françaises et étrangères. Mon livre est une œuvre purement descriptive ; il appartient à cette espèce d'ouvrages qu'on a baptisée monographies. C'est dire que la première place y est occupée par les détails minutieux et précis. Vous savez donc que vous devez renoncer à l'espoir d'y rencontrer des idées

de quelque envergure ou des vues générales sur renseignement de rancien temps.

Ce caractère en diminuera incontestablement le prix aux yeux des lecteurs qui aiment assez à ce que les livres d'histoire soient bien parés. Peut-être vous-même, qui partagez avec raison leur goût pour les choses belles, serez-vous choqué par la sécheresse de pages nombreuses. Néanmoins, en souvenir de Douai, où vous avez, vous encore, vécu quelques années heureuses au milieu d'une population entièrement dévouée aux Facultés, je vous demande, mon cher Doyen et ami, d'accepter le patronage de cette œuvre, modeste et sincère, que j'ai élevée à la plus grande gloire de l'aime Université et de la noble

pité douaisiennes.

Lille, 8 mai 1900.

Une dette très légitime de reconnaissance doit être payée par moi à ceux qui m*ont facilité le travail de recherches aux sources mêmes : à TArchiviste de la ville de Douai, M. Félix Brassart, qui m'a prodigué de généreux conseils puisés à une impeccable connaissance du passé de sa ville natale ; au Bibliothécaire, M. Benjamin Rivière, qui a largement ouvert pour moi le dépôt des manuscrits précieux et des livres rares dont il a la garde ; et aussi aux employés de la Mairie et de la Bibliothèque dont la complaisance mérite d'être louée. Je ne veux pas oublier non plus les Bibliothécaires et Archivistes de Louvain et de Bruxelles ; M. Gosselin, conservateur du Musée de Douai, et les auxiliaires de M. J. Finot, archiviste départemental du Nord.

Que tous reçoivent mes remerciements.

Les sources de l'histoire de TUiiiversité douaisienne ont été énamérées par M. Cardon, La Fondation de V Université de Douai ^ pp. 537-539.

Archives communales de Douai. — L'auteur de cet important ouvrage (cf. Bibliographie) n'a signalé que les layettes et registres utiles pour le XVI® siècle. Il faut y ajouter les documents des séries AA, BB, CC signalés passim en notes du présent volume. Quant aux layettes spécialement consacrées à l'Université et dont les principales portaient jadis les cotes lay. 92 et lajr. 102, elles occupent maintenant les cartons GG. 174 ^ i7^- L'inventaire n'en a pas encore été entrepris par l'Archiviste actuel. Nous renverrons aux n*' des cartons.

Bibliothèque de Douai. — Les Archives de l'Université et des Facultés ont été dispersées à la Révolution. La plus grande partie doit encore se trouver chez les descendants des professeurs d'alors. C'est à un héritier de Déprès, professeur en droit en 1791, qu'est due l'entrée à la Bibliothèque des registres mentionnés par M. Cardon

UrUv. de Lille. Tome IX. A. i.

et indiqués à nouveau ci-dessous. Bien que ces registres ne forment qu'un morceau des Archives de l'Université et des Facultés de Droit, ils ont été, avec les notes de Plouvain (BibL Douai, ms. 1018 surtout), la source principale de notre travail.

Archives départementales du Nord. — Les pièces concernant les Facultés de TUniversité (non les Collèges) et TUniversité même sont réunies sous les cotes D. i à 3 (cartons) et 3^'» (portefeuille). L'indication de M. Cardon (p. 539^ qui renvoie à la série B, Chambre des Comptes [de Lille], est fautive et provient de ce que les anciens employés des Archives utilisèrent des cartons portant cette étiquette, sans la changer.

Les dépôts de Bruxelles (Bibliothèque Royale et Archives générales du Royaume de Belgique) nous ont fourni aussi quelques notes et documents. Les Archives, en particulier, conservent les papiers de V Ancien Conseil privé (le classement en cours s'arrête à i63o) et ceux de V Université de Louvain (dont existe seulement un inventaire général).

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