‹ L'ancienne Faculté de médecine de ParisChapitre 10 sur 128 · Chapitre deuxième · texte numérisé non relu

Chapitre deuxième

robe longue à grandes manches, la chausse ou épitoge et le bonnet carré (3).

Pour être admis aux Ecoles de médecine, l’étudiant devait présenter son acte de baptême, prouvant par conséquent qu’il était de la religion catholique, faire connaître ses nom. prénoms, surnom, le lieu de sa naissance, sa nationalité et son titre de maître ès arts. Toutes ces formalités remplies, il avait la qualification de Pliiliatre (o£Xc;, îarpo;), était admis aux lectures des bacheliers en médecine et des docteurs-régents et il prenait ses /inscriptions trimestrielles, comme nous le verrons plus loin. Ces cours ou leçons consistaient dans l’explication des aphorismes d’Hippocrate, — dans l’étude des choses naturelles (Anatomie et Physiologie), — des choses non naturelles (Hygiène et Régime), — et des choses contre nature (Pathologie et Thérapeutique). Les cours étaient faits tous les jours les bacheliers émérites et par cinq ou six docteurs-régents ; ils avaient lieu dans les salles basses, le matin et le soir (4), pendant une heure au moins, excepté pendant les vacances et les jours fériés qui étaient nombreux (5). La Faculté admettait comme jours fériés, outre les jours de fêtes ordonnées par l’Eglise, les veilles de Pâques, de la Pentecôte^ de Noël, le jeudi de chaque semaine, les jours de procession ordinaire ou extraordinaire du recteur, les fêtes de Saint-Nicolas au mois de mai, de Saint-Luc, du mois d’octobre, de

(3) Id. Ibid. Art. 65.

(4) Statuts de la Faculté de médecine, art. 51.

^5) Id., art. 60. — Les vacances duraient du 28 juin au 13 septembre, veille de l’ Exaltation de la Sainte-Croix. La veille des grandes fêles de l’Eglise, les écoles étaient fermées confessionis causa .

Les Étudiants ou Philiatres.

Sainte-Catherine, au mois de novembre, et de Saint-Nicolas au mois de décembre.

Tous les cours se faisaient en latin, un seul excepté, celui de chirurgie en langue française, en faveur des chirurgiens.

Reportons-nous au 18 octobre, jour de Saint-Luc, fête patronale des médecins orthodoxes et ouverture officielle des Ecoles de médecine. Rendons-nous à la chapelle des Ecoles et assistons par la pensée à la messe solennelle célébrée à neuf heures du matin par le curé de Saint-Etienne-du-Mont, que les bacheliers invitaient officiellement le samedi qui précédait la Saint-Luc.

Voici les bedeaux avec leurs masses d’argent qui ouvrent la marche. Après eux s’avance majestueusement le doyen, en grand costume avec la soutane violette, la robe rouge fourrée d’hermine et le ■ bonnet carré. A ses côtés sont les docteurs-régents chargés de l’en- ! seignement ; puis viennent en ordre tous les docteurs-régents, les anciens d’abord, les nouveaux ensuite, au nombre de 100 à 150. j Les licentiandes, les bacheliers en médecine et les étudiants ou philiatres, tous en robe, se rendent à leur place et la messe commence.

Celui qui a assisté, dans la Sainte-Chapelle, à la messe du Saintj Esprit pour la rentrée des Cours et des Tribunaux peut se faire une ! idée de la messe de Saint-Luc.

Cette messe était célébrée avec beaucoup d’apparat ; elle était sou- | vent chantée en musique et des donations avaient été faites dans | cette intention Elle était suivie d’un sermon de circonstance, après

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