‹ L'ancienne Faculté de médecine de ParisChapitre 103 sur 128 · LE BUDGET · texte numérisé non relu

LE BUDGET

La vieille Faculté de médecine n’était pas riche : elle a toujours côtoyé la gêne, s’imposant extraordinairement d’un côté, empruntant d’un autre pour faire face à ses dépenses. Il est à la fois curieux et pénible de la suivre presque depuis sa naissance, de la voir, avec un budget dérisoire, payer son enseignement, acheter quelques maisons, faire construire et reconstruire ses amphithéâtres, rester toujours pauvre, à côté de la corporation des chirurgiens, sa rivale, qui était riche et puissante, faisait élever pour ses écoles un monument splendide et majestueux — notre Faculté actuelle, — tandis qu’elle, fille de l’Université, n’avait à la fin pour lieu de réunion que le misérable local de la rue Jean-de- Beauvais, abandonné par les écoles de droit. Aussi était-ce avec un sentiment de noble fierté que Riolan écrivait en 1651 : « Nostre Esc fie a été fondée et entre-

Page 1