‹ L'ancienne Faculté de médecine de ParisChapitre 113 sur 128 · Chapitre dixième · texte numérisé non relu

Chapitre dixième

Ce mauvais état du budget de l’ancienne Faculté ne laissait pas que d’inquiéter ses membres. Le premier octobre 1751, le doyen Baron adressa à ses collègues une lettre sur les affaires de la Faculté. Il exposa le total des sommes qu’elle devait à divers particuliers par suite des emprunts qu’elle avait dû faire, ce qui lui constituait des rentes à payer, somme qu’elle ne pouvait atteindre en prenant le quart des rétributions, même dans une licence de seize bacheliers, le chiffre le plus élevé qu’elle ait eu. Baron avait proposé de réduire les dépenses ordinaires au simple nécessaire et à l'indispensable et de faire un emprunt de dix mille livres remboursables dans le temps de la licence prochaine et lors des premiers examens des nouveaux bacheliers.

A cette époque, la Faculté devait déjà :

A Lepy

livres.

A Cosnier père

A Boyer

A Baron père

A Fontaine

A Bret

A la dame Annoteau.

Total 74200

Si à l’intérêt de cette somme on ajoute 1 303 livres de rentes viagères à Grimai et à la dame De Ronval, on voit que la Faculté avait

Le Budget .

à payer chaque armée 5010 livres d’intérêts, outre ses dépenses ordinaires et extraordinaires.

Le doyen faisait à la fois les fonctions d’administrateur et de secrétaire trésorier, avait à faire des avances de fonds, qui parfois s’élevaient de 10 à 12 000 livres et qui devaient lui être remboursées par son successeur, ce qui éloignait du décanat des docteurs régents qui auraient pu remplir dignement ces importantes fonctions.

Quant aux étudiants, les frais qu’ils avaient à payer ont varié avec le temps et les circonstances. Pierre Ramus (1) a calculé qu’avant 1562 les dépenses pendant les deux dernières années pour examens, tapisseries, etc., s’élevaient à 854 livres 14 sous, sans compter les frais pour le premier lieu dus à chaque docteur régent, ni les dîners offerts à chaque acte important.

On a vu précédemment que chaque bachelier avait à payer une somme de 572 livres pour frais et droits d’examen. Ils avaient encore à payer aux appariteurs une somme de 230 livres 12 sous, pour des dépenses accessoires* dans lesquelles étaient compris le passage du Petit Pont le jour de la Licence, les chaises, le concierge de l’Ofhcialité, le suisse de l’archevêque, le dîner des appariteurs, les bougies, les chandelles, le bois, le curé de Saint-Étienne-du-Mont, les prêtres, le serpent, l’entretien de la chapelle, etc., etc.

(1) Ouv. cit., p, 19.

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