‹ L'ancienne Faculté de médecine de ParisChapitre 114 sur 128 · Chapitre dixième · texte numérisé non relu

Chapitre dixième

Aujourd’hui les études médicales coûtent pour droits d’examens d’inscription, etc. 1272 fr. 50, sans compter les frais accessoires qui sont souvent considérables. Dans l’ancienne Faculté on peut les évaluer à plus de 5 000 livres, en tenant compte des dépenses supplémentaires. Michel Bermengham, anglais naturalisé français et devenu chirurgien de l’Hôtel-Dieu de Paris et de l’hôpital général, a établi ce chiffre des dépenses dans son livre sur la Faculté de Paris, en 1754.

Les quatre examens pour le baccalauréat, ensemble. 600 livres.

Six semaines apres, examen de matière médicale. . . 550 »

Thèse de physiologie à la Saint-Martin 300 »

En décembre ou janvier suivant, examen d’anatomie 170 »

Pendant la licencedelamêmeannée, thèse d’hygiène. 260 »

A la St-Martin de la même année, th.de pâtholôgie. 280 »

Au mois de décembre ou janvier suivant, examen

d’opérations en chirurgie 170 »

Au carême de cette année, thèse de chirurgie 150 »

L’examen de pratique en juin ou juillet 1372 »

Frais de paranymphe, présentation au chancelier. . 175 »

Au mois de septembre, on recevait le bonnet de docteur dont le prix était de 945 »

Frais obligatoires 92 »

Pour la présidence de la thèse 600 »

Les autres frais pendant le temps de la licence s’élevaient à 300 »

Total. 561 4 livres.

Le Budget.

Cette somme est énorme, surtout si l’cn se reporte au temps ; aussi les études médicales n’étaient-elles accessibles qu’à la bourgeoisie, bien que des dispenses fussent accordées quelquefois à de jeunes étudiants pauvres, ce qui était rare. Mais une fois reçu, le nouveau docteur régent entrait dans la corporation, avait sa part des allocations, des jetons de présence, des frais d’examen, etc., ce qui pouvait lui permettre de rentrer un peu dans ses dépenses, outre que laclientèle était moins disséminée et plus productive qu’aujourd’hui. On comprendra aisément les motifs qui rendaient les médecins de Paris si jaloux de leurs privilèges, qui les attachaient si étroitement à leur Faculté et qui leur faisaient considérer les médecins des facultés provinciales comme les agents d’une concurrence inégale pour ne point la qualifier autrement.

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