‹ L'ancienne Faculté de médecine de ParisChapitre 23 sur 128 · Chapitre troisième · texte numérisé non relu

Chapitre troisième

et tous les docteurs régents devaient à tour de rôle prendre part à cet examen, sous peine d’amende et de perte du jeton de présence. Les médecins de la Cour et ceux qui étaient malades ou infirmes ( causarii ) faisaient seuls exception à cette mesure obligatoire.

On procédait à cet examen comme aux précédents; même durée d’interrogation, même appel par ordre alphabétique.

Le samedi suivant, toujours après la messe, les docteurs étaient convoqués dans les Ecoles supérieures et procédaient par voie de scrutin à l’admission ou au refus des candidats.

Cet examen avait lieu dans les mois de mai ou de juin : ses frais s’élevaient à 4 livres pour chaque examinateur, 8 livres pour le doyen, sans compter les faux frais.

Le reste de l’année et le temps des vacances ne devaient pas être perdus par l’étudiant qui se préparait à soutenir au mois de novembre ses thèses quodlibétaire et cardinale.

On appelait thèses quodlibétaires les thèses choisies sur un sujet quelconque ( quodlibet ) de physiologie ou de pathologie. Aussi loin qu’on remonte dans les Commentaires de la Faculté de médecine (1395) on les trouve mentionnées ; les sujets ne sont indiqués qu'à partir de 1539. Primitivement, elles ne consistaient qu’en une grande feuille manuscrite remise au doyen et aux examinateurs. La première qui fut imprimée porte la date du 17 février 1559; elle est de

Le Baccalauréat en médecine .

Claude Bazin et a pour sujet An mas celer ius, fœmina tardius conformatur ? Cependant beaucoup d’autres sont encore manuscrites. Toutes ces thèses sont conservées à la bibliothèque de la Faculté. Plus tard, à partir du mois de novembre 1662, elles abandonnèrent le format in-folio pour l’in-quarto.

Elles étaient toutes mises sous l’invocation du Dieu Tout-Puissant, de la sainte Vierge et de saint Luc ( Deo Optimo Maximo , Virÿini Deiparœ et Sancto Lucœ). Qui en voit une les voit toutes. Elles ne constituaient pas des volumes ou des brochures comme aujourd’hui : c’était une simple feuille d’impression. Chaque thèse se composait de cinq articles ou paragraphes. Dans le premier, on exposait le sujet de la thèse, on posait la majeure ; dans le second on développait le sujet en une vingtaine de lignes ; les deux paragraphes suivants établissaient et discutaient la mineure; dans le cinquième le candidat tirait ses conclusions.

Quant aux sujets de thèses, ils indiquent que les candidats étaient plus forts en scholastique qu’en pratique, et cela devait être, puisqu’ils ne fréquentaient pas encore-les hôpitaux. Tous les sujets des thèses soutenues à la Faculté de Paris, de 1539 à 1752, ont été réunis par l’un des doyens, Théodore Baron, et constituent un gros volume in-4°, imprimé en 1752, que l’on trouve à la bibliothèque de la Faculté. Il a pour titre : Quœstionum medicarum sériés chronologica.

A partir du premier jeudi après le 11 novembre, fête de Saint-Martin, commençait la soutenance des thèses quodlibétaires. Le jeudi

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