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Chapitre troisième

« les docteurs mariés nous semble impie et irrationnel, impium et « irrationabile , quum ipsos maxime ad eam Facultatem docendam et « exercendam admitti deceat. Nous avons décidé que les médecins malt riés, s’ils sont instruits et capables, de mœurs graves et honnêtes, « peuvent être admis à la régence dans cette Faculté, à moins qu’une « conduite légère ou quelque défaut ne les en rende indignes. Nous « en laissons juge la Faculté elle-même. »

Le deuxième point fut le temps exigé pour le grade de maître ès arts.

La troisième question fut relative à l’ordre des argumentations. Ce fut lui qui interdit les dépenses qu’on imposait aux bacheliers sous le prétexte des discussions. Iaterdicimus tamen hujus disputationis pretextu baccalaureos ad sumptus aliquos vel expensas astringi vel coarctari.

Ce n’est point lui, comme on le croit, qui prescrivit les thèses sur l’hygiène, mais c’est en son honneur qu’elles ont été instituées, d’où elles ont pris le nom de thèses cardinales. L’article 17 des statuts portait que, « depuis les Cendres jusqu’à la Saint-Pierre, chaque bachelier soutiendra une thèse sur une question cardinale dont le sujet sera tiré de l’hygiène. »

Il ne faut pas s’attendre à trouver l’hygiène, même en germe, dans ces thèses cardinales. H. Th. Baron nous fait connaître tous les sujets traités parles bacheliers, et on se demande comment on pou-

Le Baccalauréat en médecine. 53

vait argumenter longtemps sur de pareils sujets. An epa; pulchris gaudet ? — An Venus sit salubris ? — An labor ante cibum ? — An vinum lacsenum? — An vinum Belnense potuum ut suavissimum sicsalu berrimum? — etc., etc.

Six heures étaient consacrées à la soutenance de ces thèses, ab au rorâ ad meridiem, c’est-à-dire de six heures du matin à midi. Outre tous les examinateurs, les bacheliers présents devaient poser chacun deux arguments au candidat, et si le nombre des bacheliers était insuffisant, on nommait neuf docteurs, trois du premier rang et six du second, pour arguer enter.

Les suffrages étaient exprimés comme aux thèses quodlibé-

taires.

N’oublions pas un petit détail qui trouve ici sa place. Nos aînés aimaient la table, et Brillat-Savarin nous place dans la deuxième classe des gourmands par état (13). On banquetait souvent; chaque réunion, chaque thèse, chaque décanat, était une occasion de banquet. A défaut du luxe actuel, de l’organisation savante et souvent ennuyeuse de nos dîners, on trouvait dans les agapes des nos aînés 1 abondance des mets, lagaitédes convives, l’excellence des vins. On causait beaucoup, on riait de même, et la tète et les jambes s’en ressentaient un peu. A la soutenance des thèses, il y avait dans une salle voisine une buvette servie aux frais des candidats, à l’usage

03; Brillat-Savarin, Physiologie du goût, Médit. XII.

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