‹ L'ancienne Faculté de médecine de ParisChapitre 37 sur 128 · Chapitre cinquième · texte numérisé non relu

Chapitre cinquième

Au jour fixé, la séance était ouverte par un discours latin, prononcé par le Président et ayant presque toujours pour sujet l’éloge de la Faculté, ou de l’Université, l’éloge de la profession médicale, les devoirs qu’elle impose, etc. Quelques-uns de ces discours nous sont conservés et les plus remarquables que nous connaissions sont ceux d’Hazon (3). Son éloge historique de l’Université de Paris, prononcé le li octobre 1770, peut être considéré comme le chefd’œuvre du genre. Bien que l’impression eût été autorisée par la Faculté, le discours fut dénoncé comme entaché de Jansénisme, ce qui valut à Hazon la suspension de ses fonctions de Docteur régent jusqu’à l’arrivée de Malesherbes au ministère. Nous éviterons de faire ici des rapprochements.

Ces soutenances de thèses avaient un autre caractère que dans les examens antérieurs-, on avait affaire presque à un collègue ; le Chancelier de l’Université et les chanoines de Notre-Dame n’avaient plus rien à y voir ; on était en famille. Mais aussi l’acte devait être présidé par un ancien, c’est-à-dire par un Docteur régent comptant au moins dix ans de Doctorat (4). Il argumentait lui-mème le futur docteur, lui posait des arguments contradictoires ; d’autres questions étaient proposées par le Docteur qui avait présidé la précédente licence et l’acte de Vesperies était clos.

(3) In-4, texte latin avec traduction. -- J.-Alb. Hazon, né à Paris en 1708, docteur en 1734, mort en 1799.

(4) Statuts, art. 43.

Le Doctorat en médecine .

Quelques jours après, sous le même président, avait lieu l’acte de Doctorat.

Vêtu de la robe et de la pèlerine en fourrure, accompagné de deux bacheliers et des appariteurs de la Faculté, l’aspirant au Doctorat, d’après le décret du 10 mars 1441, allait rendre visite à chaque Docteur, ce qui n’était pas une petite besogne, le nombre des Docteurs régents s’élevant à plus de cent-cinquante. Maison en négligeait quelques-uns et, plus tard, on se contenta de faire visite aux seuls examinateurs et d’envoyer par les appariteurs la cédule aux autres Docteurs régents. C’était au moins encore une vingtaine de visites pour le candidat.

La lettre de convocation était identique à celle pour les Vespéries ; comme elle, elle indiquait le jour et l’heure (onze heures), le nom du Président et le sujet de la Thèse, sujet qui était souvent aussi banal que les autres. Par exemple, le 1er avril 1628, Nicolas Brayer, de Château-Thierry, avait à traiter ce sujet :

Icerasa 1

> salubria ?

mora \

Le 7 septembre 1782, Corvisart eut à soutenir sa thèse de doctorat sur la question suivante, plus sérieuse :

Anfebri intermittenti vulgari

amara ?

cathartica ?

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