‹ L'ancienne maîtrise de Notre-Dame de Chartres de V e siècle à la RévolutionChapitre 18 sur 101 · XVI LES ENFANTS ET L'OFFICE DIVIN · texte numérisé non relu

XVI LES ENFANTS ET L'OFFICE DIVIN

Mais peu à peu ces différentes écoles élargirent leur programme, et, sans abandonner les psaumes, les notes, le chant, le comput, donnèrent une place plus grande à la grammaire et aux arts libéraux. Elles devinrent des écoles presque profanes, ouvertes aux laïques autant qu'aux clercs. Elles y gagnèrent au point de vue de l'instruction : mais elles y perdirent peu à peu leur caractère exclusif d'écoles liturgiques. La dislocation des Chapitres, et leur transformation complète en Chapitres séculiers, au Xe siècle, accentua encore cette tendance : seules les écoles intérieures des monastères, où l'office divin était l'occupation principale, résistèrent à ce courant, et il serait intéressant d'étudier leurs règlements et leur discipline, d'après les usages de Saint-Gall, de Cluny, du Bec, etc. : mais cela nous entraînerait hors de notre sujet. Il faut descendre jusqu'au XIIIe siècle pour trouver en dehors des monastères des écoles semblables à celles d'autrefois.

Mais celles-ci rétablies sur des bases nouvelles devaient durer jusqu'à la Révolution sous le nom de Psallettes ou de Maîtrises.

C'est l'une de ces Maîtrises ou Psallettes que nous allons suivre à Chartres dans ses différentes phases du v° siècle à la Révolution.

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